AU JOUR LE JOUR
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2010
(premier trimestre)

Sine ira et studio

31/03

ARTHUR CRAVAN

Palmarès professionnel
(son palmarès amateur est pire)

1918-09-15 : Jim Smith ?
         Plaza de Toros, Mexico City, Distrito Federal, Mexico L  KO  2
    
        1916-06-26 : Frank Hoche 12-1-0    
         Fronton Condal, Barcelona, Cataluña, Spain D Pts
    
        1916-04-23 : Jack Johnson 43-6-8    
         Plaza de Toros Monumental, Barcelona, Cataluña, Spain L KO 6

Trois combats en deux ans, deux défaites par KO (dont une devant un type dont on ignore jusqu’au palmarès), un nul (enfin… peut-être, on ne sait pas vraiment) !
Le seul boxeur à ma connaissance à avoir effectué son premier combat professionnel contre un champion du monde (et pas des moindres…) après une carrière amateur inexistante.

[…] et cependant je crois devoir vous déclarer tout de go que je préfère de beaucoup par exemple, la boxe à la littérature.

Je suis bien d’accord, le problème étant que la littérature aime bien plus Arthur Cravan que la boxe ne l’a aimé.

A Narcisse, Narcisse et demi

Il n’y a pas que les hommes politiques qui souffrent du syndrome de la personne de petite taille, les écrivains aussi, dernier exemple en date, Philippe Djian qui vient de déclarer au magazine LIRE: « Je suis l’un des meilleurs écrivains français »… « au niveau de la langue s’entend » (Djian procède avec la littérature comme avec le patinage artistique, il sépare la « technique et l' »artistique »), précise-t-il en toute modestie, en toute modestie aussi, il place Modiano, Echenoz et Gailly un peu au-dessus de lui. 
En plus de ne pas être très grand, Djian est à moitié sourd (pour la musique, ça n’aide pas) et doit être myope, presbyte, astigmate et hypermétrope. Je connais pour ma part au moins trois cents écrivains qui écrivent aussi MAL que ces quatre-là (LOL comme disent les stylistes du SMS).

Comme je suis de taille moyenne et qu’il n’y a pas de raison de se gêner, j’affirme pour ma part que je suis l’un des meilleurs écrivains de troisième zone du MONDE
On verra bien qui proteste…

Ce qui n’aurait mérité, il y a peu, qu’un fou rire ou un haussement d’épaule (accompagné d’une moue, d’un branlement du chef, peut-être aussi, tout de même, d’un index frappé deux, trois fois sur la tempe) doit se considérer désormais avec tout le sérieux nécessaire (ce qui devient la norme, il faut bien l’examiner), on peut y voir, par exemple, la victoire absolue du CHIFFRE, que ce soit sous la forme des listes des meilleures ventes ou de tous les hit-parades sans intérêt (excepté celui de classer), qui pullulent jusque dans des secteurs où la MESURE n’a rien à faire, dans des domaines où, si l’on ne peut l’ignorer, on se doit de la mépriser, dans un monde, enfin, sorti de la cour de récréation. 
Tout cela sans compter qu’être le meilleur n’est pas toujours une position enviable, Sophie Calle est bien, sans conteste, la meilleure artiste française ex æquo avec Gloria Friedmann (Annette est hors-concours), eh bien, cela fait rire tout le monde. 
En haut du mât de cocagne, on voit ta culotte et ton cul à travers. Y a intérêt à ce qu’ils soient propres…

Il y en a un peu plein la gélule que les grands déprimés 
(Jean Clair, Régis Debray, Alain Finkelkraut) 
confondent la lucidité dont ils seraient les spécialistes et la névrose qui les gouverne. 
Comme disait ma grand-mère : « Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres ! »

Les ploucs sont dans le Who’s Who, les stars sont dans l’annuaire.

Ces douze cow-boys ont dessoudé 250 000 Indiens
(d’un seul coup)

30/03

POUET ! POUET !

SALON DU LIVRE 
19h-20h, Place des Livres (C68)

POUET ! POUET !

LA LITTERATURE FRANÇAISE S’EXPORTE-T-ELLE ?

POUET ! POUET !

Animatrice : Nelly Kaprielian (Les Inrockuptibles)
 Avec Anne-Solange Noble (Gallimard), François Samuelson (Intertalent), Heidi Warneke (Grasset)

POUET ! POUET !

Je me demande si les Américains se posent le même genre de questions.

POUET ! POUET !

I am a drinker with writing problems.

Brendan Behan

Je crois beaucoup à la sottise et à la bêtise en littérature.

Régis Jauffret

On est ce que l’on naît, on fait ce que l’on peut, ce qui est difficile, c’est de choisir.

Ivrogne 
et/ou
 fakir

29/03

Ben et Carla s’éclatent

D’autres, moins…

Warren Buffett (qui n’est pas la moitié d’un con si l’on se réfère à ses avoirs) a déclaré que non seulement la lutte des classes était une réalité, mais que l’on pouvait même parler à ce sujet d’une « guerre des classes », il ajoutait (un peu imprudemment, mais le puissant qui assume son cynisme est souvent imprudent) que cette guerre, les riches étaient en train de la gagner. 
Ce n’est pas faux, le seul bémol que l’on peut apporter à son jugement c’est que l’on n’est « jamais aussi près de la défaite que lorsque l’on s’imagine sous les traits d’un guerrier victorieux »(Roger Nimier).
On ne pourra vérifier la justesse de son jugement quAPRÈS la Troisième Guerre mondiale.

Alain Juppé n’exclut pas de se présenter à la présidence de la République

Rue Saint-André-des-Arts, on n’attend  plus que l’apparition de Paul Otchakovsky- Laurens
(qui ne saurait tarder)

L’insolence de la jeunesse est d’autant plus insupportable qu’elle est involontaire.

Mon petit-fils, Samuel (neuf ans… je crois)
est déjà un assez bon artiste de « style contemporain »

« Jean Nouvel révèle à New York les plans du Musée national du Qatar qu’il va construire à Doha, un ensemble de pavillons entrelacés qui évoque les roses des sables du désert », Le Monde du 25 mars.
C’est incontestable, Jean Nouvel est l’un des génies incontournables du kitsch contemporain. Ce projet me fait penser à celui qu’il a réalisé en banlieue bordelaise pour l’hôtel Saint-James (qui a ruiné son propriétaire et où il est impossible de dormir lorsqu’il pleut), il s’était alors inspiré des séchoirs à tabac du Lot-et-Garonne voisin ; nul doute donc que s’il obtient une commande pour un bâtiment en Aubrac, il s’inspirera des courbes décrites par les bouses de vache, à Saint-Pétersbourg, de la structure du samovar, en Italie, de celle des spaghetti ; du gruyère en Suisse et du quignon de serrano en Espagne… En fait, il ne faudrait pas trop le pousser pour qu’il construise les Pyramides en Egypte et le Pavillon d’or au pays du soleil levant. 
En réalité, Jean Nouvel est une espèce de sculpteur paysagiste frustré qui se fait passer pour un architecte.

Le Guggenheim bordelais
(en réalité, la Caisse d’épargne)
En arrière-plan on aperçoit l’une des plus brillantes réussites de l’urbanisme de l’époque Chaban
construite sur les ruines de Mériadeck, le quartier où j’ai grandi


Même page (21) du Monde, un article d’Emmanuelle Lequeux qui fait l’éloge d’une exposition ayant lieu au Capc de Bordeaux. D’après Emmanuelle Lequeux, cette exposition témoigne des « riches acquisitions du musée municipal à partir des années 1980 ». Deux solutions : soit elle est aveugle et de bonne foi (comme toute journaliste d’art), soit elle se fout de la gueule du peuple (comme ses collègues), à moins qu’elle ne fasse un peu de « relations publiques » ; la collection acquise par Jean-Louis Froment à grands renforts de subventions municipales est l’une des pires que l’on ait pu rassembler ces années-là (avec Yvon Lambert au tiroir caisse… trois cents Blais, trois mille Combas, trente mille Di Rosa, trois cents mille Maya Anderson, trois millions de Keith Haring, j’en passe et des meilleurs… l’équivalent en art de Duran Duran en musique de variétés, de Mériadeck en urbanisme et de Bernard Tapie en politique)… une caricature !
En réalité, personne ne sait quoi faire de ce fatras (pour échapper au ridicule et faire illusion, il y a dû avoir plus d’une difficulté à sélectionner quelques œuvres moins caricaturales que la moyenne haute des achats), tout le monde est bien emmerdé avec la drouille d’Yvon comme on l’est d’un héritage merdique, chacun est persuadé que le mieux serait de s’en débarrasser (mais personne n’en voudrait).

Ce qui était présenté comme le Progrès du temps où l’Avenir était radieux
(vu d’un autre angle)

Vu de derrière, 
ce qui ne l’était pas

Pour (en) finir en chanson

28/03

Lorsque l’on est surpris de l’imbécillité (consternante) des Maîtres du monde, le premier mouvement est de déplorer l’injustice qui nous est faite (à leur place, on ferait beaucoup mieux), lorsque l’on y réfléchit davantage, on constate que nous ne sommes pas beaucoup plus malins et, peut-être même, encore plus cons, la preuve : on les laisse faire.

Le dimanche, on se souvient de Gym Tonic et on fait un clin d’œil à General Idea

Nagi Noda (1973-2008)
RIP

Hier soir, pince-fesses chez OPDA. Le punch, c’est traître.

27/03

Entendu, lors d’un sempiternel débat sur le numérique, Olivier Nora déclarer : « Il faut remonter dans le dialogue avec l’auteur ». 
Pas de problème Olivier, tu m’appelles quand tu veux et on remonte, on remonte, on remonte tellement que l’on remonte jusqu’au pognon !

Il y en aura pour tout le monde

Eric Zemmour (qui a une tronche de fouine), excommunié par la faute d’une poignée de pharmaciens astucieux munis d’un taux de mélanine élevé ; Stéphane Guillon (qui a une gueule de con) plébiscité pour avoir attaqué Eric Besson (qui a une tête d’enculé) avec des arguments nauséabonds que n’utiliserait pas Eric Zemmour (qui a le regard fuyant du rastaquouère levantin), en Principauté de France, la liberté d’expression tourne en rond pour se mordre la queue.

Samedi matin, on pantoufle

Samedi après-midi, Porte de Versailles,
le public peut adopter des écrivains apprivoisés 
(surtout des adeptes de l’auto-fiction, pas toujours propres, mais vaccinés)

26/03

The Wrights, la merveille secrète de Nashville versus Solomon Burke, le Roi de la Soul qui s’essaie au Memphis Sound…

BLANC(S) ?

NOIR ?

BLANC OU NOIR

QUESTION DE GOÛT ?

Le Noir est assis, le Blanc fait la planche

JUST THE KIND OF TROUBLE I COULD GET INTO !

Kate Bush suffisant dans le genre casse-couilles, on se dispensera de Joanna Newsom.

Arnaud Viviant ressemble à Little Bob, Richard Millet à Gérard Guégan et Sylvain Bourmeau à Bernard Marcadé.

Ruer dans les Blanckart(s).

S’il faut croire les récentes déclarations de Régis Debray à France Culture, en 1954, le vieil homme gagnait tous les concours de boogie-woogie où il était engagé ; aujourd’hui, on ne peut que  regretter qu’il ait arrêté de danser, accessoirement aussi qu’il remporte, haut la main, tous les concours de suffisance auxquels on le convoque.

Régis a encore de beaux restes,
Finkelkraut peut pas suivre

Le 15 mars se tenait à l’Odéon un colloque intitulé : « La littérature française est-elle à nouveau contemporaine ? » C’est le genre d’interrogation à laquelle on peut fournir la réponse sans réfléchir et sans grand risque de se tromper… évidemment non ! On en est d’autant plus persuadé lorsque l’on consulte la liste des intervenants : Marie Darrieusecq, Tristan Garcia, Régis Jauffret, Laurent Mauvignier, Eric Reinhardt ! 
Ça me rappelle le bon temps où l’AFAA envoyait (avec le succès que l’on connaît) Claude Viallat et Jean-Charles Blais persuader les Américains que l’art français était encorecontemporain.
Au fait, pourquoi la littérature doit-elle être contemporaine ?

Hier soir, vernissage du Salon du Livre. 
Les mots manquent.

Monsieur et Madame Olivier Nora 
auraient fait une apparition Porte de Versailles
(incognito)

25/03

Les chiottes ont volé,

Dominique est couverte,

mais le couchage ne manque pas d’un certain charme Rom.

Le pire étant que le confort est là davantage qu’aux endroits plus confortables où je vis d’ordinaire.

11/03

JUSQU’AU 25, RELÂCHE, 
MAIS LA MARCHANDISE EST TOUJOURS LÀ,
ET ELLE VOUS AIME

MORE IS MORE, 
THAT’S ALL FOLKS !

10/03

Catherine Grenier & Alfred Pacquement réorganisent la collection
(avant de les accrocher, Alfred brandit, à l’intention de la presse, deux pièces historiques )

Pour les élections régionales,
Marine excite le prolétariat

Marianne ne la chante pas trop mal, mais ce qui me semble émouvant (la voix exceptée), ce sont ces gros seins mous exhibés de manière un peu pathétique, sa taille qui n’en est plus une, son cou, son menton… son âge. Rien ne dit que j’aurais trouvé ça émouvant il y a quelques années (mais, peut-être, à bien y réfléchir, excitant*, ce qui n’est plus le cas).

* pour ceux qui ne comprendraient pas l’idée, je précise : il est aussi excitant de baiser une vieille quand on est jeune que de baiser une jeune quand on est vieux.

Qui se souvient encore de Made in Eric ?

09/03

A l’heure où la « nouveauté » consiste 
à ressortir quelques bandes « inédites » d’un guitariste gaucher,
mort depuis belle lurette, 
on le regardera avec plaisir
s’agiter en 1965 derrière Buddy et Stacey

Sur France Culture, pour encourager le public à aller voir un film bulgare, on passe un extrait de dialogue en VO ! Comme je ferme toujours les yeux lorsque je vais au cinéma pour me concentrer sur le son et que je parle couramment le bulgare, j’apprécie à sa juste valeur l’astuce publicitaire du propos et sa délicatesse. On laisse ensuite la parole au metteur en scène (élevé au sein à la FEMIS), il se plaint beaucoup, dans un premier temps, de la culture « mondialisée » (C’est original, mon drôle !) pour affirmer ensuite qu’il a voulu que son propos soit « universel ». La cohérence passe, montée sur un pack de yaourts brassés à la bulgare.

We know, Amy, you’re not so good !

08/03

Ce sera ma contribution à la Journée de la femme : pour la MEMO Encyclopédie (1993) publiée par les prestigieuses Editions Larousse, Mike Tyson a été emprisonné pour « tentative de viol » ! 
Why not ? Ask Desiree ! 
Voir également à ce sujet in « Correspondance choisie », le courrier adressé à Monsieur André Rauch le 11/08/1999. Courrier resté sans réponse.
Curieusement, ces nuances n’intéressent que moi et ces mises au point me font une réputation de terrible emmerdeur doublée de celle d’un macho conséquent. Cela tendrait à prouver que, au delà du fait que l’on ne se reconnaîtrait pas si l’on se voyait avec les yeux des autres (l’inquiétante étrangeté de sa voix lorsqu’on l’entend, pour la première fois, enregistrée), on n’écoute pas ce que vous dites, on ne lit pas ce que vous écrivez, on préfère le croire. Nous ne sommes jamais jugés sur les faits que l’on accomplit, mais sur ceux que l’on nous prête. Comme les bourreaux ne manquent pas, on ne s’étonnera pas davantage d’être condamné si aisément, et cela sans que les preuves soient examinées, à plus forte raison, crues.

Ne jamais fêter Halloween avant un voyage au Texas
(éviter, aussi, le chat noir)

Pour commencer la semaine tranquille !

06/03

TOUS LES WEEK-ENDS, CHANTAL S’AFFAIRE

Elle repasse,

elle désinfecte le vide-ordures,

elle range le frigo.

Résultat : le dimanche soir, elle est crevée !

05/03

Comme on a pu le constater récemment, la justice américaine a de la suite dans les idées, le département de la Justice vient de repousser la demande qui lui avait été faite de revenir sur la condamnation de Jack Johnson (le premier champion du monde poids lourd NOIR) ; le vainqueur d’Arthur Cravan avait enfreint le Mann Act (interdiction de faire passer les frontières d’un état à une femme pour des raisons d’ordre « sexuel »).
La condamnation date de 1913.

— Il est parti tout droit.
— Ah, non, à gauche !

04/03

Pour le profil, Sandie !
Pour les faux-cils, Sandie !
Pour la laque, match nul !
Pour la ligne, Dionne !
Pour la voix, Dionne !
(de très loin)

Puisque le problème c’est « prefer », pourquoi ne traduirait donc pas tranquillement « I would prefer not to » par : « J’aimerais mieux pas » ?

Le plus beau crochet gauche de l’histoire de la boxe
Pour ceux qui ne le voient pas
(tout comme Gene Fullmer, pourtant bien placé),
attendre le ralenti

Je me suis souvenu, à propos de Robinson, d’un poète à Saint-Malo déclamant une ode à Ray Sugar Robinson, et d’Eddie Muller et moi-même le regardant, interloqués, puisque nous étions les seuls, sans doute, dans l’assistance à savoir que Robinson avait souffert toute la fin de sa vie de « démence pugilistique », les seuls, en tous les cas, à se demander si la boxe (que nous aimons tous les deux) valait le coup d’infliger à quelqu’un de la qualité de Ray une fin si pathétique.
Robinson est mort à 68 ans, Gene Fullmer qui l’a fait mentir une fois (Ray avait, imprudemment, déclaré : « Personne ne m’a jamais battu deux fois »), et dont Carmen Basilio disait : « Il fait tout mal, mais il le fait bien », est toujours vivant à presque 80 balais alors qu’il a pris autant de coups que l’on a bien voulu lui en donner.
En tous les cas, en regardant cent fois la vidéo ci-dessus, on ne comprend toujours pas « comment c’est fait », si vite et si bien ; on comprend, en revanche, que tous les plus beaux gestes sont faits comme en passant (Pablo Romero !), et pourquoi la biographie de Ray était intitulée Dieu m’a prêté la foudre (Editions Solar).

03/03

Sûrement Certainement, l’une des plus belles chansons du monde

Certains articles de l’Equipe Magazine sont désormais surlignés (ses lecteurs étant, d’après la rédaction, tellement cons qu’ils sont censés ne pas pouvoir lire un article d’un feuillet et demi sans qu’on leur signale les « passages importants du texte« ). Etrangement, au lieu d’accélérer ma lecture, ce procédé la ralentit et me rend l’ensemble de l’article illisible.
Curieux d’ailleurs de constater que pour concurrencer les médias rivaux (la télévision, Internet) la presse écrite adopte les pires tics de ses adversaires, étrange de penser qu’ils puissent imaginer trois secondes rivaliser sur un terrain où leurs concurrents sont imbattables.

Florence Aubenas (suite et sans doute fin), dans une interview aux Inrockuptibles, déclare qu’elle est « très amie avec l’artiste Sophie Calle », c’est plutôt mauvais signe, mais je lui garde, néanmoins, toute ma sympathie.
Un peu plus bas, la journaliste du Nouvel Observateur explique sa décision de ne pas écrire sur sa détention en Irak par le fait qu’elle ne peut pas « raconter sur la place publique ce que font les autres quand ils sont humiliés, à bout… »
Pourquoi ?
« Ça leur appartient ».
Les humiliations subies par les sous-prolétaires ne seraient donc pas, d’après Florence Aubenas, de la même nature que celles subies par des otages… elles pourraient, sans dommage, être racontées sur la place publique !
Question subsidiaire : dans ces conditions, qu’est-ce qui peut donc bien leur appartenir ou, plutôt, leur rester ?

Go, Mamie, go !
(Va te rhabiller, Arielle !)

02 mars 2010

On a déjà vu que la principauté de France étant peu étendue et de peu d’influence, elle avait droit à UN artiste par an (Boltanski) et, mêmement, cet automne, à UN livre (Trois femmes puissantes), on a pu constater ce week-end qu’elle avait droit à UN film (Un Prophète).

Trois critiques de la Principauté
(le port de la culotte les distingue des attachées de presse)
disant du bien d’UNE exposition, d’UN livre et d’UN film

La Direction du livre et de la lecture (DDL) vient d’être supprimée au sein du ministère de la Culture, pour une fois que l’administration est en avance sur son temps (ou du moins qu’elle prend en compte les changements qui s’opérent dans la réalité), il n’y a aucune raison de rechigner à l’en féliciter.
Bravo !

Le Salon du livre 2010 a quelques chances d’être le dernier. Tout le monde s’est aperçu qu’il ne servait à rien… il s’en va temps ! J’y serai.

Un livre pour trois culottes, Outre-Pyrénées,
cela fait longtemps que l’on a pris la mesure des temps à venir

Surprenant de constater qu’un éditeur (dont l’activité principale consiste à refuser les livres qu’on lui propose et même à ne pas les publier, alors qu’ils sont au programme) se sentira beaucoup plus affecté si un auteur lui refuse un livre qu’un auteur se doit de l’être lorsqu’il lui arrive semblable mésaventure ; l’éditeur doit être plus sensible ou alors moins habitué.

Sainte Rita, priez pour moi

Je me trompe sans doute, mais le livre de Florence Aubenas ne me semble pas être tout entier contenu dans ce dont le bon sens populaire l’accable (qui n’est pas faux pour autant qu’il signifie la remontée à la surface bienvenue d’une conscience de classe sur laquelle les intéressés font trop souvent l’impasse)… « Bécassine chez les prolos… ça va cinq minutes, Miss Bobo ! »
Ce livre me paraît avoir un rapport obscur certes, mais réel, avec l’histoire personnelle de Florence Aubenas, ce qu’elle a vécu de plus douloureux dont elle n’a jamais voulu parler et dont elle nous parle, peut-être, ici, comme elle le peut (maladroite, forcément maladroite).
Florence Aubenas me semble de la même étoffe apparemment héroïque que celle dont Kristina Rady était tissée… le genre qui peut craquer aux coutures à la surprise générale (évidemment).
Je ne lui souhaite rien de ce genre, et préférerais donc, en l’occurrence, me tromper sur toute la ligne.

L’auteur aujourd’hui est vu comme une espèce de chaman de poche, un sex-toy dont les piles seraient déchargées, un caniche aux gencives chauves ; dans un dîner, il peut soit casser les couilles à tout le monde (« Et moi, et moi, et moi et mon œuvre ! »), soit se replier sur son ego pléthorique (« Ne savent-ils donc pas qui je suis ? »), mais quel qu’il soit, quoi qu’il fasse, on considère toujours qu’il est investi d’une mission, à moins qu’il n’exerce un sacerdoce, surtout pas un travail, ça fait vulgaire… sans compter que : « tout travail mérite salaire » et s’il y a bien une chose dont l’auteur ne peut raisonnablement parler, c’est d’argent ! Pour peu qu’il mette la question sur le tapis, le professionnel s’esquive (il lève brusquement les yeux au ciel d’un air excédé, ce qui l’intéresse, c’est de parler sérieusement… de l’âme, de l’esprit, de l’ineffable, des brumes, des vapeurs, de ce qu’il ignore, qu’il ne fréquente pas suffisamment, le nez plongé, toute la sainte journée, dans les colonnes chiffrées de son bilan d’activités, sinon, de temps à autre, à l’opéra, au théâtre, au musée, au cinoche)… L’auteur, lui, est censé jouir d’une fortune familiale considérable (BHL, Bernard Heidsieck, etc.) ou du moins assez solide (le gros du paquet) pour n’avoir aucun souci de ce côté-là, soit être si anorexique qu’il n’a nul besoin d’actionner ses mandibules, sans parler de sa rate et de ses intestins ; à moins que, chaque matin comme il est d’usage, quelque séraphin ne lui livre quelques sushis au thon albacore sous forme de subventions régionales. De toutes les manières, il n’y comprend rien, c’est un cancre, un innocent, il ne connaît pas sa table de multiplication par cœur, il se lamente sans connaître les tenants et les aboutissants, il devrait être ravi comme le bambin sous le sapin de signer les contrats mirobolants qu’on lui propose : 10% du prix HT de la marchandise (les paysans submergent, à raison, les départementales de lait de brebis pour moins que ça et, si l’on faisait le coup aux pêcheurs, la cour de l’Elysée déborderait d’éperlans dès le lendemain matin) avec interdiction d’aller voir ailleurs jusqu’à sa mort et 70 ans après pour se rembourser les faire-parts et les couronnes, 50% des droits dérivés… et le reste écrit en petits caractères ! Et il n’applaudit pas, Totor ? Pour les droits numériques, ce sera pire encore… et il est pas content, Médor ?
S’il avait un peu de couilles, Totor (qui s’appelle souvent Mirza) se mettrait en grève comme les scénaristes à Hollywood, on verrait la gueule qu’ils feraient ceux, qui demandent du « contenu » à cor et à cri, qui exigent du « sens » comme s’il en pleuvait… C’est la seule menace susceptible de les faire défaillir : « Vraiment, vous voulez arrêter ? Ça n’est pas sérieux… et la joie qui vous inonde à chaque paragraphe, le plaisir de créer, vous voudriez donc y renoncer et nous en priver par la même occasion ? », seulement, les proxénètes jouent sur du velours, l’auteur est castré depuis belle lurette, l’écuelle vide, c’est son rayon ! Il a de telles érections à relire les 800 signes que Madame Figaro lui a consacrés qu’il ne renoncerait pour rien au monde à se faire mettre… sans compter que les bibliothécaires l’admirent, qu’avec un peu de pot, il va se taper une libraire dans le Maine-et-Loire, qu’il va être invité au Perron et que la postérité finira bien par reconnaître ses immenses mérites.
Dans ces conditions… qu’ils crèvent au tapin !

28/02

LES IDOLES S’ENNUIENT LE DIMANCHE

Charles cuve

Elizabeth répète

Et Sophia s’inquiète

27/02

Blondie

Brownie

Fifty/fifty

Et ils font chanter ça à la Princesse Anne !
Ce qui ne les empêche pas de perdre contre l’Italie…

26/02

Dans la série : « Il voit des ressemblances partout », je trouve que cette photo de Kiki de Montparnasse par Man Ray fait penser à la dernière œuvre de Duchamp.
En tous les cas, il n’est pas invraisemblable d’envisager qu’il en ait eu connaissance.

La chute d’eau, ça va ! Manque le gaz d’éclairage…

Difficile d’imaginer que cette fille, plutôt ingrate avec des seins minables et un cul pas terrible soit devenue, à juste titre, l’une des femmes les plus sexy de la planète.

En plus, j’avais un gros pif et les sourcils en vrac !

Bien sûr, j’achèterai Ain’t no grave, l’album posthume (ça sent l’abus de faiblesse) de Johnny Cash, mais j’aime autant m’en souvenir autrement.

Deux pédés autour et deux pédés dessous, j’suis gâté !

Deux mecs (enfin, presque) pour ceux qui trouvent qu’il y a trop de filles…

25/02

C’était du temps d’avant Photoshop

Jean Marc Roberts nous le confirme : « Une rentrée, ça se prépare ! »

24/02

C’est étrange, mais je trouve ces deux personnes (fort dissemblables morphologiquement) émouvantes
(peut-être parce qu’elles sont désarmées)

J’en profite pour signaler que j’ai dédié l’un de mes livres (Ring) à l’une d’entre elles (Steph’ de Monac’)

L’HOMME QUI A VU L’HOMME QUI A VU L’OURS

Il ya quelques années, j’ai bien connu le personnage debout à la gauche de Georges Frêche,
à l’époque, il s’appelait Laurent Flandre, il était le chef de la rubrique « Sports » de l’Humanité,
il m’a fait travailler autant qu’il a pu, je n’ai plus écrit dans ce journal après qu’il en est parti.
Quand il a quitté l’Huma, je me souviens de ses camarades, ex-staliniens déboussolés, fêtant son départ,
ils pleuraient tous (moi aussi, de les voir pleurer) en se demandant où ils allaient bien pouvoir atterrir.
Laurent Flandre a repris son vrai nom : Blondieau, avec son premier salaire, il s’est acheté un costume Hugo Boss,
depuis, il est l’attaché de presse de l’homme assis vers lequel il (se) penche.

23/02

Christine Albanel (qui a fini par trouver un taf’ mieux payé que ministre) doit rendre son rapport sur le livre et son possible piratage numérique le… 1er avril !
Dans ces conditions…

22/02

Nous serons toujours quelques-uns à préférer Françoise Dorléac à sa sœur, on s’expose donc, forcément, à se faire traiter de « nostalgique » dans un premier temps, l’antépénultième station du chemin de croix qui mène, obligatoirement, in fine, à se faire traiter de « vieux con ».

Tout de même curieux que certains ne veuillent pas de l’existence d’un pays qui s’appelle Isreal.

Il semblerait donc que ce que ne l’on ne peut obtenir chez l’un (You Tube), on puisse l’obtenir chez l’autre (Daily Motion), dans ces conditions, comment désespérer de la démocratie numérique ?

The Exciters – He´s Got The Power

par scootaway

21/02

TOUS LES WEEK-ENDS,
L’AVANT-GARDE FAIT RELÂCHE

Chantal disparaît

Chloé déjeune tard

Et Cécile se pomponne pour écouter France Culture

JE RESTE AUX AGUETS, AU CAS OÙ :
ON RETROUVERAIT CHANTAL,
LE TECKEL SERAIT VENIMEUX,
FRANCE CULTURE SERAIT EN GRÈVE

19/02

Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Muriel Penicaud, DRH de Danone et Christian Larose, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, après avoir consulté une quarantaine d’experts, ont remis à M. François Fillon un rapport  (qualifié de « remarquable » par le premier ministre) sur le bien-être et l’efficacité au travail.
Ils préconisent notamment de « donner aux salariés le moyen de se réaliser dans le travail », de restaurer des « espaces de discussion et d’autonomie dans le travail », de systématiser les « possibilités de recours au supérieur hiérarchique de niveau n + 2 et un responsable RH de proximité en cas de problème avec son chef direct », ils jugent également nécessaire d’impliquer beaucoup plus les partenaires sociaux et de prévoir « un bilan et un plan d’actions annuels sur les risques psychosociaux », ils suggèrent que « tout projet de réorganisation ou de restructuration devrait mesurer l’impact et la faisabilité  humaine du changement ».
En gros et en détail, ils préconisent, surtout, de continuer à se foutre ouvertement de la gueule du peuple tant que le peuple la fermera.
Je sais bien qu’il y a peu de chances que de hauts responsables tombent sur ces quelques lignes, mais si toutefois c’était le cas, qu’ils sachent que, pour un prix largement inférieur à ceux pratiqués d’ordinaire par les officines spécialisées dans ce genre de travaux, je peux, à moi tout seul, élaborer un rapport (remarquable) qui concluera que « si nous étions davantage, nous serions plus nombreux ».

— Y a pas des masses !
— T’occupe, c’est toujours ça de pris…

Dans les mêmes pages saumon du Figaro (qui font souvent mon régal), Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, assure qu’il faut « des changements culturels profonds pour accrocher un modèle de croissance vigoureuse ».
Tu l’as dit bouffi !

A propos des oursins, mon poissonnier a utilisé une expression que ma grand-mère employait souvent et que j’avais oubliée : « C’est du trèfle ou du carreau ! » 

Vik Muniz (artiste surévalué s’il en est) a découvert Photoshop, son marchand (Xippas) ne s’en est, visiblement, pas rendu compte ou bien, ça ne le dérange pas.
Galerie Serge Le Borgne, Frédéric Sanchez « révèle tout un univers où le temps ne cesse de changer de paysage, où l’obscurité révèle et éblouit autant que la lumière ».
Pute borgne !
Chez Nathalie Obadia, Nathan Carter « apporte une réflexion et une approche sur notre système de réseau codifié emprunté à l’affluence d’informations » et Gabriel Kuri « utilise dans ses scupltures et installations des artefacts du quotidien » qui « permettent une recontextualisation des produits issus de notre société de consommation ».
Pute vierge !
Pierre Ardouvin, Chez Valentin, c’est bien, mais on sait pourquoi je dis ça.

18/02

Dans la même « mouvance » que : « Je veux dire » (« Rien ! »), « quelque part » (« Je ne sais pas où ! »), « d’où tu parles » (« De nulle part ! »), « éponyme » et « choral », nous avons, actuellement, droit à une diarrhée de « effectivement ». On peut  donc, effectivement, aujourd’hui, reconnaître les cons très rapidement, ils disent « effectivement » à peine on les interroge.

Chantal a découvert un dispositif qui fait image

Impossible d’obtenir qu’une foule ferme sa gueule, une minute complète, les « minutes de silence » ne font donc plus, effectivement, que trente secondes environ. On peut donc, effectivement, constater que, là comme ailleurs, le niveau monte effectivement.

50% des « livres » effectivement téléchargés sont téléchargés effectivement contre la modique somme de 0 (zéro) $. Effectivement, ça m’interpelle ! Sans compter que cela devrait, effectivement, en interpeller d’autres.

Très tôt, Marcel Duchamp a su trouver un écho
à ses moindres propos

17/02

Les blanches, c’est derrière, loin derrière !
(et pas mal de noires, aussi, dont sa nièce)

Mais pourquoi voudriez-vous donc que toute continuité soit linéaire ?

16/02

Il ne me semble pas que le discours de la critique (mais peut-on, encore, parler de critique?) sur l’exposition de Christian Boltanski au Grand Palais ait porté sur grand-chose d’autre que sur le fait de savoir si Personnes était bien une formidable exposition de notre Foujita de la Shoah à moins qu’elle ne fût, tout simplement, extraordinaire ! Nous avons eu, évidemment, droit, en hors-d’œuvre, au chewing-gum promotionnel mastiqué à l’avance par les attachées de presse et, au milieu des réjouissances digestives, à l’inévitable hoquet de la vieille ganache réactionnaire dans les dernières pages du Figaro (cf 10/02), mais personne, à ma connaissance, ne s’est posé la question de savoir s’il était pertinent politiquement de transformer de façon spectaculaire le Grand Palais en Vel d’Hiv’ fantomatique. A fortiori s’il fallait le faire.
J’aurais, pour ma part, aimé qu’il en soit question, même si le débat à ce sujet avait pris la tournure foireuse qu’il avait adopté lorsque le Vie est belle de Roberto Benigni était sorti sur nos écrans (avec le succès que l’on sait).
L’impudeur et l’impudence peuvent ne pas être moins gênantes lorsque l’on joue (à la grosse caisse) du pathétique comme d’autres le font du comique (à la trompette en bois), chacun, évidemment, pénétré de la justesse et du bien-fondé de sa posture.

Surfant à rebours sur l’omniprésence de Boltanski (pays de peu de surface, la principauté de France a droit à UN artiste officiel à la fois… Buffet, Vasarely, Buren, Soulages, par exemple, ont tenu ce rôle avec des fortunes diverses), Stéphane Corréard et Gaël Charbaud dénoncent (à juste titre, d’ailleurs) dans le Journal des Arts la Tempête du Désert qui accompagne l’ami Christian. Bouquet final, cadeau de l’Institution Kulturelle :  Boltanski en majesté représentera la principauté de France à la biennale de Venise… la belle affaire !
Même si j’ai plus de goût pour la lutte des classes, je n’ai rien contre celles des générations, je comprends donc l’impatience de Corréard et Charbaud qui ne sont plus très jeunes… Qu’ils secouent un cocotier si moisi que l’on se demande comment certains peuvent, sans crainte, se reposer à son pied me réjouit plutôt, MAIS… je doute que, une fois qu’ils seront (ce que je leur souhaite) usufruitiers du pouvoir qu’ils dénoncent (en le désirant si fort que l’institution sait quoi faire de cette dénonciation convenue et de leur ambition convenable : « Liste d’attente ! »), ils emploieront, pour faire la promotion de leurs petits copains (plus que dix ans et ils auront l’âge légal), des méthodes différentes de celles utilisées par la nomenklatura en place ; MAIS… s’il ne me choque pas que des critiques désirent la reconnaissance officielle des artistes qu’ils défendent (et la leur, par la mêrme occasion), il me surprend qu’ils puissent penser (et même seulement envisager) que la consécration d’un artiste passe par sa sélection par la principauté de France à la biennale de Venise. A mon sens, l’honneur (comme la légion du même nom) d’un artiste consiste à ne surtout pas la mériter (comme l’ordre homonyme), et sa valeur à l’esquiver à toute force ;  ils seront d’autant plus grands, pour l’Histoire, que l’on n’évoquera pas même leur nom à ces propos.

15/02

CHOSE PROMISE, CHOSE DUE

CINOCHE POUR EVERY BODY !

Pour Joan, pour Sterling,
pour le cinéma
R.I.P

J’ai toujours préféré la fille
(d’ordinaire, c’est le contraire),
mais il faut reconnaître que Maman était plutôt jolie !
(sans compter qu’elle a mieux vieilli).

C’est pas tous les jours rose d’être sélectionné à la Biennale de Venise

13/02

Désormais, il y aura donc de la musique (et p’t être même de la vidéo), et il y en a même dessous (et même dans d’autres coins du site)… Le grand Œuvre avance !

Mado… who ?
Madonna… the Holy Virgin ?
I don’t care, I keep smokin’ !

12/02

Putain, rien que pour le plaisir de savoir intégrer (ce n’a pas été sans mal, ni sans manquer envoyer le bouzin par la fenêtre !) des vidéos made in You Tube, et pour la gueule de l’ours aussi !
Il suffit que j’y arrive mieux, et vous allez en manger du yé-yé (et moi perdre encore plus de temps) !

« He’s got the power » is better,
mais n’était pas disponible
(faut pas rêver, non plus)

11/02

Emmanuelle, qui ?

Je ne suis pas, loin de là, un partisan de l’acharnement judiciaire ni de la moraline qui la badigeonne d’ordinaire, mais j’avoue rester assez interloqué par le traitement de l’affaire Polanski dans les journaux (c’est un euphémisme, il y a quelques années encore, avant que le « people » soit une catégorie qui s’adresse à tout un chacun devenu concierge, on aurait parlé à leur propos de « torchons ») féminins. Sous prétexte qu’Emmanuelle Seigner a un disque à vendre (pas excellent, d’ailleurs, en tous les cas largement inférieur à ceux de Nancy Sinatra et de Brigitte Bardot, dont elle se réclame, mais, il faut le reconnaître, légèrement supérieur à celui de Charlotte Gainsbourg qui frôle le zéro absolu), on n’évoque plus à propos de la casserole que traîne son époux de « viol », mais de « démêlés judiciaires ». Il n’y en a plus pour très longtemps avant que l’on parle de l’acharnement dont il est victime.
Nous sommes insensiblement passés du crime à la querelle de voisinage. Pour le moins surprenant si l’on n’a pas compris que le commerce est sans goût et sans vergogne.

Histoire de vérifier,
et de se faire plaisir par la même occasion

J’ai raconté (dans le désert) cette histoire mille et une fois, et je la raconterai jusqu’à ce qu’on l’écoute : lors d’un séjour à New York, alors que j’avais le vague projet d’écrire une biographie de Mike Tyson, j’avais posé quelques questions à quelques personnes sur l’accusation de viol portée par Desiree Washington à l’encontre de Mike Tyson. Martine Barrat, rescapée des années 60-70 (La Mamma, le féminisme…) m’avait répondu, sur un ton sans réplique : « Cette salope a brisé sa vie ! » ; Bert Randolph Sugar (rédacteur en chef de Boxing Illustrated et macho prototype) m’avait déclaré, pour sa part : « Bien sûr que cet enculé l’a violée ! » J’avais à cette occasion pu vérifier les frontières assez baroques décrites par les opinions des uns et des autres et découvert, surtout, qu’elles ne passaient pas vraiment à l’endroit où on pouvait supposer qu’elles le faisaient.
Quelques années plus tard, la bio de Tyson publiée (Un cauchemar américain, Grasset), j’avais rappelé, sans succès, aux médias (et aux universitaires distingués, pas bien meilleurs sur le coup), si attentifs d’ordinaire au sort des victimes et si bienveillants à leur égard, la manière injuste (pour ne pas dire ignoble) dont ils traitaient (sans rien connaître ni des faits ni de la justice américaine qui, pour être injuste, ne l’est pas davantage que la nôtre) Desiree Washington violée par Mike Tyson ; j’avoue être un peu las de devoir recommencer (dans le désert), et découragé à l’avance, ce d’autant plus que ma réputation étant celle d’un effroyable macho, je suis susceptible aux yeux de l’opinion de pouvoir commettre les pires exactions sur les jeunes filles sans défense qui me demanderaient quelques précisions sur ma position, bien davantage, évidemment, que ceux qui s’en rendent coupables.
Je continue, en tous les cas, à ne pas soutenir celle qui consisterait à dire : « Qu’elles aillent se faire foutre ! Et qu’elles ne se plaignent pas de l’être contre leur gré ! »…  je trouve que j’ai du mérite à le faire.
Aujourd’hui, Moix (La Meute) remplace Besson (Le viol de Mike Tyson)… ça n’est pas  vraiment un progrès !

Chantal ouvre la séance

Ce que je disais hier, même des couillons le disaient avant-hier
(mais autrement et sans trop y croire puisqu’ils y participent)

L’art existe, mais il faut le séparer de ce qu’on nomme la culture. Car, aujourd’hui, la société a intérêt à ce qu’on les confonde. Tout, jusqu’à l’air qu’on respire, est colonisé par des messages culturels. Il n’y a plus que ça, partout, de la culture. Et la culture sert à ça : contrôler les esprits, occuper les corps. C’est avec ça que fonctionne le spectaculaire. On vous vend votre propre décervelage. Vous payez votre place de spectacle, tout content d’avoir été un peu plus abruti. La culture est une machine de guerre contre l’art ; elle vise à insensibiliser chacun d’entre nous, en l’assignant à ce goût moyen, le même pour tous, qui vous astreint à la norme et secrètement vous salit. Existe-t-il des artistes actuellement qui occupent, vis-à-vis de la société, la position de l’en-dehors ? Lorsque la société est devenue absolue, comme c’est le cas; lorsqu’elle intègre en elles toutes les positions, et que la pression sociale n’a plus de limite, les artistes ne constituent plus une limite opposable à cette illimitation. Cela modifie radicalement l’idée qu’on peut se faire de ce qui est « révolutionnaire ». Aujourd’hui, les artistes deviennent des figures de l’intégration sociale, des espèces de fétiches de la marchandise, qui non seulement sont assujettis à la société, mais surtout en propagent le mensonge. Dans le marché intégral, il n’y a pas d’exception, sauf pour faire monter les prix.

Yannick Haenel

Depuis une vingtaine d’années, l’art fonctionne autour de réseaux de reconnaissance qui n’ont d’autre objet qu’eux-mêmes – un artiste se définissant par son carnet d’adresses, et par son degré d’intégration dans le système culturel. Au même titre que le financier ou le scientifique, l’artiste comme figure sociale est en train de devenir un factionnaire de la dévastation nihiliste. (…) Beaucoup d’artistes, pas tous évidemment, ne sont que des expérimentateurs du nihilisme, et cette expérimentation n’a plus rien de subversif. Elle est homologuée par la société, défendue, promue et soutenue par elle.

François Meyronnis

François et Yannick se font le boulevard Saint-Germain
(côté pair)

10/02

Placer Bernard-Henri Levy en première page de l’International Herald Tribune, alors que l’on a décrété auparavant que la culture française était kaputt, c’est pas de jeu, messieurs les Anglo-Saxons !

On se tait et on écoute

Dans la rubrique Débats – Opinions du Figaro de ce jour, un article de monsieur Jean-Louis Harouel (auteur de La Grande Falsification. L’art contemporain. Editions J.-C Godefroy, prix Renaissance 2010) : « Jusqu’où peut aller l’art contemporain ? », en réaction à l’exposition de Boltanski au Grand Palais.
Jean-Louis Harouel déroule, assez intelligemment d’ailleurs (on sent le type indigné, mais qui a appris le latin en ses jeunes années), le sempiternel couplet  « contre » l’art contemporain ; après avoir convoqué Kandinsky, Malevitch, Mondrian, Duchamp (évidemment !), Schwitters (« Tout ce que crache l’artiste est de l’art ») et Manzoni et sa merde d’artiste, il conclut que « la religion séculière presque sans rapport avec l’art appelée art contemporain exige de ses fidèles l’adoration du vide, du non-sens ou de l’abjection ».
Dans un premier temps l’argument le plus rationnel (et définitif) à lui opposer me semble être : « Et alors ? »
En quoi ce genre de reproches rend-t-il l’art contemporain illégitime ? C’est le même que celui que l’on peut faire à quantité d’activités humaines d’une tout autre importance dans notre vie quotidienne, l’économie par exemple (nous y reviendrons), à bon nombre d’idéologies constituées, si ce n’est à toutes. Cela ne me semble pas suffisant pour contester leur bien-fondé dans les colonnes du Figaro.
Pour rendre  les choses un peu moins claires, on pourrait lui signaler que le temps où le Figaro en son entier, rédaction et lecteurs réunis, était « contre » l’art contemporain est terminé depuis belle lurette, le quotidien consent juste à passer, de temps en temps, à l’usage de ses vieux abonnés (lorsqu’ils clabotent, on les retrouve pages précédentes dans le Carnet) une tribune de son style, alors qu’il s’extasie d’ordinaire, à longueur de colonnes, sur les manifestations les plus désintéressées de l’art contemporain (Koons à Versailles, etc…) et la dernière enchère record d’Andy Warhol.
Cette attitude bienveillante de la bourgeoisie ne signifie rien de bon, à mon sens, pour l’art, qu’il soit contemporain ou non, puisque l’art n’est l’objet d’un regard critique que des seuls porteurs de nœuds papillon atteints de cataracte… que, en réalité, quoi qu’il tente du côté « du vide, du non-sens et de l’abjection », il est passé dans les mœurs et ne récolte, au pire, qu’une indifférence amusée. Le reste du temps, le Figaro en fait l’éloge puisque – entre autres –les grands compradores de notre temps l’adorent. Si Jean-Louis Harouel a raison de faire remarquer le côté « magique » de l’art et le côté « chaman » de ceux qui le pratiquent (pas tous, Jean-Louis, pas tous !) et de rappeler ses racines sectaires,  ne faudrait-il pas, plutôt, qu’il s’en prenne aux religions et aux religieux qui ont laissé à Orlan, Sylvie Fleury, Sophie Calle, Gloria Friedmann et consœurs l’au-delà et ses mystères, notre ami Harouel oublie, involontairement sans doute, une des instances de légitimation de l’art contemporain et cette instance, c’est rien moins que le Dieu Moloch en personne : le Marché ! Adoré et craint sur toute la surface de la planète comme la chimère half Dieu half Satan.

Satan n’est pas regardant

Si l’art contemporain, c’est « n’importe quoi », c’est un n’importe quoi coûteux, un « n’importe quoi » spéculatif donc pas tout à fait « n’importe quoi ». Se souvenir tout de même de cette figure tutélaire… le Veau d’or ! Et de l’adoration que, dans le désert, on lui a porté.
Ce que des gens comme Harouel ne comprennent pas c’est que, en dehors de réflexions désabusées un tantinet dandy à ce sujet, si l’art contemporain est une escroquerie, il en est d’autant plus intéressant, il en tire même à mes yeux (qui en ont beaucoup vu et qui ne détestent pas la posture dandy) son SEUL intérêt.
L’art contemporain (en dehors des évidentes similitudes qu’il présente, effectivement, avec l’escroquerie… je dirais, plutôt, pour rester raisonnablement fidèle, avec le pari, assez peu pratiqué de nos jours, qu’autre chose est possible : utopie sociale ou transmutation alchimique) est aujourd’hui, à la fois une animation sociale à bon-marché, garante de la paix sociale (Nuit Blanche, Estuaire, Evento et Cie), et le seul domaine où l’irrationnel économique peut déployer une dépense sans limites. La police et la transgression accouplées sous la forme d’un étalagisme bien tempéré, instrument rêvé du Kontrol.
Tout cela (le synthétiseur et les airs programmés qu’il contient) n’est pas rien, mais c’est, surtout, très UTILE. Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé ou fait croire à chacun d’entre nous : « l’art est du domaine de l’inutile et du gratuit », l’art a toujours été utile et payant, comme toute religion bien conçue à moins que ce ne soit comme toute idéologie achevée.
L’antithèse parfaite du texte d’Harouel (plutôt « juste » dans tous les sens du terme intellectuellement, mais faux lorsqu’on le confronte à la réalité d’aujourd’hui) pourrait être celui de Pierre-Jean Galdin (intellectuellement faux, mais forcément juste puisque en adéquation parfaite avec la réalité de demain dont il (re)produit servilement les tristes tropes) paru dans le numéro 4 de Place Publique. Pour que cela soit plus clair, alors même que ça ne l’est pas du tout, j’en recopie un bref extrait : « Pour aller vite, nos politiques publiques ont pensé l’art et la culture avec une vision binaire : arbitrage entre création et diffusion. En introduisant la recherche dans le débat nous instaurons une dynamique de mouvement entre trois termes : la recherche, les publics et les marchés, trois instances de validation, de débat, de contre-pouvoir. Donner un sens et des moyens à chacun des termes du champ transformera en profondeur l’action publique et les acteurs de l’art. Le laboratoire culturel nantais permet de poser avec pertinence ces questions et d’expérimenter à la bonne échelle cette refondation. Cette redistribution des rôles et des moyens est le socle du projet de l’Île : donner des moyens à la recherche pour créer des liens nouveaux avec les publics et avec les marchés. »
En dehors du fait que ces quelques lignes, écrites dans le pur style submersible  commun à tous les foutages de gueule politiques préludes aux dépenses inconsidérées, ne veulent pas dire grand-chose sans compter qu’elles frôlent, involontairement, la provocation (les marchés, instances de contre-pouvoir ?), elles délimitent rationnellement l’utilité politique de l’art contemporain sur le terrain.
Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes de notre bel aujourd’hui qu’un apparatchik socialiste professionnel pratique avec davantage d’habileté les lois économiques qui régissent le marché (public, uniquement… bien sûr !) qu’un type de droite sans doute muni de bien plus solides connaissances en économie. Paradoxe apparent puisqu’en économie capitaliste, il ne suffit pas de savoir où est l’argent, encore faut-il avoir le peu de scrupules suffisant pour le détourner.
Pour l’utilité économique mondialisée (c’est à dire spéculative) de l’art contemporain, il suffira à monsieur Harouel de se rapporter aux déclarations enthousiastes de M.M. Arnault et Pinault à propos des fiançailles de l’avant-garde et de Louis Vuitton ou de toute autre marque à l’usage des lectrices de Closer ; il pourra ainsi s’apercevoir que, coincé entre les deux réalités qui gouvernent l’art contemporain, il risque de finir laminé, non sans s’être fait traiter de « vieux con » au passage.
C’est tout le malheur que je lui souhaite. Comme lorsqu’on essaie d’en savoir davantage à son sujet, on erre bien vite dans des toundras rances (Assas, Bloc Identitaire, Patrimoine, mon amour, Club de l’Horloge), on y rajoutera quelques adjectifs bien sentis…
Quoi qu’il en soit, et pour en revenir à nos brebis, Jean-Louis Harouel (et tous les quidams de son acabit) se trompe(nt) lorsqu’il(s) pense(nt) que la responsabilité de l’état actuel de l’art est due au pouvoir nominaliste (« Ceci est de l’art… plaques minéralogiques ou empreintes de pinceau n° 30, parce que je le déclare tel ! ») un brin hystérique de la conscience artistique individuelle débrayée de toute technique, cette (in)conscience ne peut acquérir son apparente toute puissance qu’en se soumettant aux instances lui permettant de sembler l’être (mon œil !) : l’Etat et le marché.

Harouel, on répète !

Etrange de penser que certains (les premiers intéressés eux-mêmes) pensent que Jean-Baptiste Botul est moins « réel » que Bernard-Henri Levy, pour ma part j’ai toujours cru que ce dernier était un hologramme.

Développer des partenariats = piquer du pognon à droite à gauche.

Réclame pour Monumenta 2010 de Christian Boltanski au Grand Palais :

UN ARTISTE DE RENOMMÉE INTERNATIONALE
UN LIEU SPECTACULAIRE
UNE ŒUVRE UNIQUE
UNE VÉRITABLE RENCONTRE

Tout est dit…

Et Moix ! Et Moix ! Et Moix !
Hélas, trois fois hélas !

09/02

C’est vraiment con que les gens de droite soient moins crédules que les gens de gauche.

Reçu aujourd’hui dans ma boîte Mail.
Ce n’est, certes pas, du niveau d’Angot, de Moix ou de la lettre anonyme ci-dessous, mais ce n’est pas ridicule non plus !
Vous allez y voir de plus près, si ça vous tente, mais c’est à vos risques et périls…

Le Badmington, une fois ça va, mais pas deux  !

Le dernier outil Énergétique à la portée de Tous Par Christiane (AL ?) Cappone

Conférences sur l’EMF Balancing Technique® suivie de la Phase XIII de l’EMF ou Suivie de la Méditation en Spirale (ÇA FAIT DRÔLEMENT ENVIE !)
Un Calendrier des Conférences/Méditations est sur le site,  cliquez sur  http://arcadia.alive.frames.free.fr/Calendrier.htm
Le Calendrier est susceptible de changer au fur et à mesure des besoins. Il faut impérativement s’inscrire car les places sont limitées (TU M’ÉTONNES, JOHN !). S’adresser à Cappone (AL ?) @free.fr et/ou 04 93 20 36 19 (Fax/Répondeur) par mail indiquer  votre
Nom /tel fixe / tel Portable / mail

Les Conférences/ Méditations concernant la phase XIII ou La méditation en Spirale sont à donation libre (FORMIDABLE !).
On peux assister plusieurs fois à ces Méditations…
Ensuite seront programmées les phases de I à IV, et les phases de IX à XII sous formes de méditations (TANT MIEUX !).

Dernières mises à jour:  Lundi 8 Février 2010

Les Phases EMF en général ne sont pas des Méditations guidées, mais sous cette forme cela permet de faire connaitre à un plus grand nombre de personnes les Phases EMF. Elles peuvent être faites à distance en individuel (IMPECCABLE !).
Comme toutes les outils,  plus on pratique plus on atteint des résultats rapides (ÇA VA DE SOI !). On peux donc suivre plusieurs fois la Phase XIII, ou la phase I ou la phase II ou …. (TANT MIEUX !).
Les Phases EMF en général ne sont pas des Méditations guidées, ceux sont des sessions énergétiques individuelles (FORMIDABLE !).

Mardi 9 Février 2010, 20:00-21:30/22:00

Présentation de l’EMF
Présentation rapide (C’EST CON !) du Treillis, notre anatomie énergétique, notre structure énergétique
Introduction à 1 session Energétique vidéo5
La Méditation en Spirale.

Jeudi 11 Février 2010, 20:00-21:30/22:00

Présentation de l’EMF   Vidéo  1
Présentation du Treillis, notre anatomie énergétique,  notre structure énergétique
Le but de la phase XIII…..
La phase XIII (Séssion Énergétique sous forme de Méditation).

Mardi 16 Février 2010, 20:00- 21:30/22:00

Présentation de l’EMF  Vidéo 1 (AGAIN !)
Présentation du Treillis, notre anatomie énergétique, notre structure énergétique
Le but de la phase XIII…..
La phase XIII (Séssion Énergétique sous forme de Méditation).

Vendredi 19 Février 2010, 20:00-21:30/22:00

Présentation de l’EMF (ONE MORE TIME !)
Présentation rapide du Treillis, notre anatomie énergétique, notre structure énergétique
Introduction à 1 session Énergétique vidéo5
La Méditation en Spirale (ÇA DOIT ÊTRE QUELQUE CHOSE ! ).

Mardi 23 Février 2010, 20:00-21:30/22:00

Présentation rapide de l’EMF si  un participant n’a suivi aucune Confèrence (ON NE S’EN LASSE PAS !)
Présentation rapide du Treillis, notre anatomie énergétique, notre structure énergétique
Les Schémas Sacrés de la phase I
La phase I, Session Energétique
Phase I : Sagesse et Emotion
Elle libère le stress et établit un nouveau schéma de liberté et de bien-être par
l’expérience de l’équilibre énergétique entre la tête et le coeur (AU POIL !).

 Adresse : 35 Chemin des Colles, 06800 Cagnes sur Mer  Voir le Plan d’accès , cliquez sur Adresse Accès

 Apporter votre Lainage et/ou Couverture de Méditation et/ou Chaussettes Chaudes (NOUS N’Y MANQUERONS PAS !)
 Retour à l’accueil    >>>  http://arcadia.alive.frames.free.fr
EMF Balancing Technique®

 EMF est une abréviation pour champ électromagnétique

« L’Energie est Partout (ET NULLE PART, AUSSI !)

L’énergie est partout. Il y a clairement un intérêt collectif croissant pour la compréhension de l’énergie personnelle, et pour l’apprentissage de ce que nous sommes capables de faire avec notre énergie personnelle. Maintenant, quand des gens me demande ce que je fais, ma réponse est « J’enseigne à des gens la manière de comprendre et de gérer leur énergie personnelle. » J’entends fréquemment « Cela a l’air d’être chouette ! Je pourrais utiliser certaines de ces compréhensions pour moi-même. » La capacité d’organiser, de gérer et de travailler avec votre énergie personnel d’une manière claire et nette, est une compétence qui peut être apprise, pratiquée et même améliorée.  » 
Peggy Pheonix Dubro, Fondatrice de l’EMF Balancing Technique®
« La clef de la liberté, c’est d’être pleinement présent dans son corps »
A l’époque de mutation très importante que nous vivons l’EMF Balancing Technique® est un outil énergétique puissant apportant un nouvel élan vers plus d’harmonie et plus de paix. Il est aisé de vérifier son efficacité dans la vie quotidienne au travers de l’apparition d’un mieux être physique, mental et émotionnel doublé d’un accroissement du niveau d’ouverture de conscience.
Cette technique interagit sur notre anatomie énergétique notre TCU, nos plexus, nos Chakras, notre relation avec le treillis cosmique,  notre relation avec le treillis de la Terre, notre relation avec nous même, notre relation avec les autres, notre relation avec l’espace, notre relation avec le temps, notre prise d e conscience de l’instant présent notre « ICI et maintenant ».
Pour comprendre notre anatomie énergétique,  notre TCU en français, Treillis de Calibrage Universel , ou UCL, l’Universal Calibration Lattice® en anglais
Peggy Pheonix Dubro, initiatrice de l’EMF Balancing Technique® a mis en évidence la présence d’un grillage multidimensionnel, le Universal calibration Lattice® (UCL) ou Treillis de Calibrage Universel, constitué de douze filaments reliés entre eux faisant office d’interface de liaison entre la structure énergétique de base de l’anatomie humaine et le monde extérieur, la technique d’harmonisation qu’elle a développée permet d’équilibrer le champ électromagnétique qui entoure et pénètre le corps physique mais également les systèmes mental et émotionnel mis en relation au travers de l’UCL, véritable système nerveux énergétique individuel nous reliant au système universel.
L’UCL est le lien entre tous les plans de notre Etre, physique (le corps, la biologie,l’ADN), émotionnel (les sentiments), mental (le monde des pensées) et spirituel (tous les plans de l’Ame au niveau individuel et collectif).
L’EMF Balancing Technique® permet un équilibrage entre tous ces corps et les effets se font vite ressentir au niveau physique et relationnel grâce à l’harmonie grandissante que l’on expérimente dans notre présence accrue au monde, à la terre et au cosmos.
 Alors que peuvent subsister dans nos vies des blocages résiduels sous forme de peurs, de colères, de tristesses, de remords ou de culpabilité nous privant de l’énergie dont nous avons besoin dans notre « ici et maintenant », l’EMF Balancing Technique donne la possibilité de libérer les énergies bloquées en rééquilibrant la structure électromagnétique globale de l’UCL, les changements qui s’opèrent alors permettent de mieux gérer le quotidien tout en rayonnant naturellement et favorisent la mise en place du processus de co-création de la vie que l’on souhaite.

LÀ, C’EST TROP BALÈZE, JE LAISSE PISSER…

Pour en savoir plus sur les Phases  cliquez sur Les Phases  de l’EMF Balancing Technique®
Témoignages cliquez sur Temoignages 

Mail à TRANSFÉRER à vos Proches (TU M’ÉTONNES !), à IMPRIMER (FAUT PAS DÉCONNER, NON PLUS !)Ceci n’est pas du sp am (TANT MIEUX…) . Nous disposons actuellement de votre adresse email  (CE N’EST PAS FAIT POUR ME RASSURER !) puisque vous recevez régulièrement les Invitations pour nos expositions (PAS POUR L’INSTANT, MAIS IL ME TARDE !).
  Nous vous informons que vous pouvez vous opposer à figurer dans notre liste de diffusion des invitations pour les vernissages. (SURTOUT PAS !)
  Pour que nous puissions prendre en compte votre refus, d é s ab on n ez   vous en renvoyant ce mail avec la mention : d é sa b o n n e m ent. (Ré p ondre à L’EXP éditeur)  (PAS QUESTION, C’EST TROP BIDONNANT…)    
 Je vous en remercie d’avance, A bientôt (J’ESPÈRE !)

Si ça se trouve, il y aura des personnes âgées prêtes à tout…

08/02

Y avait plus que le chapeau qui flottait !

07/02

Cette semaine, un numéro du Point très riche, ça commence par la couverture : « Affaire Bettencourt : Comment gagner un milliard (sans se fatiguer) ». Qu’est-ce qu’ils en savent les journalistes, que ce n’était pas fatigant ? François-Marie a l’air crevé. Bien plus crevé que Liliane.
Page 10, on apprend que Jacques Attali serait cité « comme un possible ministre d’ouverture du prochain gouvernement ». « Les spéculations du microcosme l’envoient même au quai d’Orsay ou à l’Education nationale ». Pour finir le boulot et fermer le bouclard, le dernier s’impose, mais le premier serait pas mal non plus, après un géant comme Kouchner, il faut un visionnaire.

Faudra qu’il me passe sur le corps le têtard à lunettes !

Page suivante, on apprend qu’un médecin s’est retrouvé en garde à vue pour avoir menacé de se venger « parce que l’Elysée avait oublié de le remercier pour avoir stoppé le virus de la grippe A avec un rayon laser ». Bon, le type était interné à Sainte-Anne, mais franchement, bon nombre de ceux qui ont participé à cette opération devraient lui tenir compagnie au réfectoire. Des « rayons laser », on nous en a proposé des bien plus coûteux et des beaucoup moins efficaces que celui du fada.
Page 76 à page 79, Christine Angot sur BHL. C’est à ne pas le croire… INVRAISEMBLABLE ! Même le laser du cinglé ne pourrait stopper les déconnades de la pythie.

AHURISSANT !

Pages 82 et 83, Frédéric Beigbeder essaie bien de se hisser au niveau, mais c’est mission impossible, malgré, il faut le reconnaître, quelques beaux gestes. « Embrasser un platane ou s’enfermer dans une forêt revient à peu près au même », par exemple et, bien que « Salinger ce soit « Rambo et Cioran à la fois », « Gracq sans les visites annuelles des journalistes au grand écrivain de Saint-Florent-le-Vieil, mais avec la fortune de Marc Lévy », L’attrape-cœur, l’équivalent du Voyage au bout de la nuit et d’Ulysse, son programme libre n’arrive pas même à la hauteur du patin imposé d’Angot. Il aurait fallu Moix… au moins ! Et encore, quand elle se met dans ces états, Christine est INVINCIBLE.

La façade de France Télévisions est décorée d’une gigantesque flamme olympique en baudruche retenue par des câbles pour ne pas s’envoler, surmontée d’une banderole où il est inscrit : « Nous avons tous la flamme », depuis la verrue (œuvre et arnaque de Sophie Calle, l’artiste par qui tout le monde aime se faire arnaquer et de Frank Gehry, l’architecte qui sculpte comme on n’ose plus le faire en Poitou-Charentes) qui orne le milieu du pont du Garigliano, j’ai lu  (je suis myope) : « Nous avons tous la flemme ».
En tous les cas, moi j’ai la flemme de regarder les JO d’hiver à la télé (c’est qui les vaillants qui regardent ?)

Nicolas Sarkozy, dans une cour de récréation, il tient pas dix minutes (Eric Besson, encore moins).

06/02

Une fois le rouleau compresseur promotionnel passé et repassé qui a laissé tout un chacun raplapla, il se trouve quelques voix pour chuchoter que le dernier Ellroy, c’est de la daube. On s’en fout, des dizaines de milliers de crétins sont désormais propriétaires d’un livre imbitable.
Je crains que le film sur Gainsbourg ne soit de la même aune.

Il est curieux de constater comment les gens à qui vous prêtez quelque chose le traitent avec peu de considération, alors même qu’ils s’en considèrent propriétaires bien davantage que vous ne l’êtes.

A diminuer sans risque les mérites des morts, on ne fait souvent que les augmenter. La preuve, en insinuant que Jacques Lanzmann n’a pas vraiment écrit ses chansons, Jacques Dutronc rend un peu trop voyant le fait que, depuis que Lanzmann est mort, il n’a jamais RIEN écrit (et avant, pas davantage).

John Fitzgerald Kennedy souffrait de  « la maladie d’Addison, d’hypothyroïdie, de reflux gastrique, de gastrite, d’ulcères de l’estomac, de colite ulcérative, de prostatite, d’urtérite, d’infection urinaire chronique, d’infections de la peau, de fièvres d’origine inconnue, d’un tassement des vertèbres lombaires, d’ostéoporose, d’ostéoarthrite, d’un taux de cholestérol élevé, de rhinite allergique, de sinusite allergique et d’asthme, sans compter une érotomanie délirante » (La vie sexuelle d’un Américain sans reproche, Jed Mercurio, Belfond).
On ne l’a pas assassiné, on l’a euthanasié.

Putain, il arrête de gigoter le macchabée que j’abrège ses souffrances !

La résille (en architecture) est à la mode, tout le monde sait que ça décuple les problèmes (mais tout le monde s’en fout), sans compter que c’est du dernier des pratiques à nettoyer (mais tout le monde s’en fout aussi). Les architectes jouent sur du velours, dans un monde où règnent les conditions modernes de la représentation, tout le monde est aussi con qu’un architecte.

05 février 2010

La version de Betty Everett est meilleure,
mais Aretha, quand même !

V.V. Brown, la nouvelle chanteuse soul à la mode, censée occuper commercialement la place laissée vacante par Amy Winehouse, est jolie comme un cœur et chante à la perfection. Les vraies soul sisters avaient d’abord « quelque chose », ensuite elles devenaient jolies ou pas, ce qui comptait c’était leur âme, celle du peuple noir (pas le marketing de leur maison de disque).

La preuve, un second pour la route !

Norah Jones, c’est parfait. Parfaitement chiant même, et Melody Gardot, malgré ses extensions capillaires, pareil ! Il ne faut pas confondre le Birdland et le piano-bar du Lutetia.

Chantal est prise de vertige
(elle a perdu son âme au fond du tambour)

Curieux de constater comment, dans les journaux les mieux intentionnés (féminins, par exemple), le viol d’une mineure (13 ans) droguée par ses soins (avec sodomie à la clé) peut se voir qualifier d’ « agression sexuelle » ou même « affaire de mœurs », pourvu qu’il ait été commis par Roman Polanski.

Jean Brilleaud, 85 ans, dont il a été anecdotiquement question le 29/01, a été condamné à six ans de prison ferme pour viol par la Cour d’assises de Paris. B.H.L. rédigerait une pétition.

D’après Jennifer Dowd, épidémiologiste de l’université du Michigan, le virus de la grippe A choisirait ses victimes en fonction de leur niveau social. Il vaut donc toujours mieux être riche et en bonne santé si l’on veut le rester.
Les pauvres l’ont toujours su.

Chantal cherche l’au-delà
(mais ne le trouve pas)

Nancy Huston a déclaré sur le site d’El Paìs : « L’intelligence est une catastrophe pour la littérature », les chamailleries entre Camille Laurens et Marie Darrieusecq tendraient donc à prouver que nous avons bel et bien affaire à deux écrivain(e)s.

L’inénarrable Moundir, dit Moundir l’Epilé, nous tient au courant de ce que serait son idéal féminin et de ses espoirs à ce sujet : « J’espère tomber sur un recto verso de moi ».
De deux choses l’une, soit (recto) il a mal regardé, soit (verso) il n’a pas bien réfléchi.

D’après Louise A. Brinton et les chercheurs de l’Institut national du cancer de Bethseda (Maryland), « les femmes aux seins refaits se suicident davantage que celles n’ayant jamais eu affaire à un chirurgien esthétique ». Peut-être l’effet retard de l’anesthésie, une allergie au silicone, à moins que ce ne soit la déception de n’avoir, en réalité, pas changé ?

Notre vie et nos rêves sont tout entiers bornés par les chiffres, la preuve : 41% des gros gagnants du Loto continuent à travailler comme avant, 52% des Français pleurent au cinéma, 72% des enfants qui tombent par la fenêtre sont des garçons, 94% des couples ayant des enfants rêvent d’être propriétaires d’une maison. Nous sommes bien peu de chose…

D’après Détective, le chien de Guy Bedos aurait été « exécuté » d’une balle dans le crâne. Sans doute un coup de Septembre noir !

Selon Jacques Attali (une nouvelle tête de turc ou une sempiternelle tête à claques ?), grâce aux tablettes numériques, un «magnifique avenir s’ouvre à l’édition et à la presse». Ça doit faire longtemps que notre futurologue indigène, myope comme une taupe par ailleurs, n’a pas consulté son ophtalmologue, ou alors c’est de l’humour.

31/01

Richard Anthony…

Pour ceux qui aiment ça (la country), le dernier disque de Rosanne Cash (la fille du Grand et de sa première femme, Vivian Liberto), The List (rien que des reprises), est excellent (500 Miles – en français, « J’entends siffler le train » – & Girl from the North Country, en particulier).
Figurent sur le disque : Bruce Springsteen, Elvis Costello, Jeff Tweedy et Rufus Wainwright. On a connu pire.

Hugues Aufray…

Tant que nous y sommes, Born on Flag Day de Deer Tick, c’est pas mal non plus et même, alors que Les Inrockuptibles le recommandent, ce qui, d’ordinaire, est rédhibitoire, For Rosa, Maeve and Noreen de Samuel James.
Tout cela dans l’attente du dernier disque (Ain’t No Grave) de l’homme en noir (pas Thierry Ardisson, Johnny Cash).
Je ne connais rien d’aussi émouvant que l’amour visible que ce type portait à June Carter sinon sa dernière apparition en public où l’on exhibe un agonisant (Cash devait mourir – vraiment – quelques jours plus tard) devant une salle pleine des rednecks qui composaient, pour la plus grande partie, son public privilégié, et où l’on était obligé de placer ses doigts sur le manche de sa guitare (sa main droite est celle d’un mort) ; des gens se lèvent, des gens s’assoient, une femme réclame, dans son dos, un biberon pour son gosse, un con braille, mais, malgré tout cela (ou grâce à tout cela, cette proximité de la mort et de ce qu’il y a de plus prosaïque à ses alentours) et malgré l’enregistrement désastreux filmé au caméscope de contrebande, c’est à pleurer (ce dont je ne me suis pas privé).

Ça faisait longtemps, donc ça me manquait : Pierre Michon = Daniel Pennac chauve.

Comme ne cesse de nous le rappeler Jean-Claude « Flamenco » Guillebaud
tout au long de ses éditoriaux de Sud-Ouest-Dimanche,
l’important, c’est de prendre de la hauteur
(la difficulté étant de redescendre du tabouret)

De chez Gallimard ou d’ailleurs, si tu me cherches, tu me trouveras

Don’t bogart the joint, dude !

Et encore un tennisman positif, un !
Ou peut-être un footballeur,
à moins que ce soit juste un poilu de rencontre…

30/01

Cours d’Alsace & Lorraine,
Pierre Veilletet a perdu le contrôle de sa Simca 1000

Marc a fait son rototo

Marc va faire dodo

AVANCER PAR PEUR

Par Jacques Attali, publié le 06/05/2009 10:23 – mis à jour le 06/05/2009 16:39

Une pandémie majeure ferait surgir la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé.

L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique.
La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes.
Si elle n’est pas plus grave que les deux précédentes frayeurs de ces quinze dernières années liées à un risque de pandémie (la crise de la vache folle en Grande-Bretagne et celle de la grippe aviaire en Chine), elle aura d’abord des conséquences économiques significatives (chute de l’activité des transports aériens, baisse du tourisme et du prix du pétrole) ; elle coûtera environ 2 millions de dollars par personne contaminée et fera baisser les marchés boursiers d’environ 15 % ; son impact sera très bref (lors de l’épisode de la grippe aviaire, le taux de croissance chinois n’a baissé que pendant le deuxième trimestre de 2003, pour exploser à la hausse au troisième) ; elle aura aussi des conséquences en matière d’organisation (toujours en 2003, des mesures policières très rigoureuses ont été prises dans toute l’Asie ; l’Organisation mondiale de la santé a mis en place des procédures d’alerte à l’échelle planétaire ; et certains pays, en particulier la France et le Japon, ont constitué des réserves considérables de médicaments et de masques).
Si l’épidémie est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu’elle est transmissible par l’homme, elle aura des conséquences véritablement planétaires : économiques (les modèles laissent à penser que cela pourrait entraîner une perte de 3 trillions de dollars, soit une baisse de 5 % du PIB mondial) et politiques (en raison des risques de contagion, les pays du Nord auront intérêt à ce que ceux du Sud ne soient pas malades, et ils devront faire en sorte que les plus pauvres aient accès aux médicaments aujourd’hui stockés pour les seuls plus riches) ; une pandémie majeure fera alors surgir, mieux qu’aucun discours humanitaire ou écologique, la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé.
Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine – inévitable – on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France, au XVIIe siècle, la mise en place d’un véritable État.
En attendant, on pourrait au moins espérer la mise en œuvre d’une véritable politique européenne sur le sujet. Mais, là encore, comme sur tant d’autres sujets, Bruxelles est muet.

Je sais pas ce qui m’a pris !
Peut-être, la fièvre…
sans doute, la grippe !

29/01

Les Visages de Jesse Kellerman (Sonatine) est le seul livre que j’aie lu où le milieu de l’art contemporain est vu d’une manière autre que caricaturale, peut-être parce que le type s’y connaît ou, plus simplement encore, parce qu’il n’a aucun a priori à ce propos.
Quoi qu’il en soit, son personnage d’artiste (Victor Cracke) doit beaucoup à Henry Darger. Je conseille à tous ceux qui ne connaîtraient pas Darger de se renseigner… sur Internet, ça ne doit pas être trop difficile.
En ce qui concerne le bouquin lui même, les deux cents premières pages sont parfaites dans le genre, ensuite, ça s’effiloche un tantinet.

D’après l’indicateur Atmo, sur une échelle de 1 (très bon) à 10 (très mauvais), la qualité de l’air est bonne à Paris (3) ; même date, même page, même journal, d’après Airparif, la pollution aux particules fines PM 10 a dépassé le « niveau d’information » dans toute l’Ile-de-France, et particulièrement à Paris.
Qui croire ? On fait comment ? On respire une fois sur deux ?

Dans l’Hiver indien, j’avais imaginé un personnage qui, pour baiser un max de gonzesses, « mélangeait à l’usage des crédules différentes bouillies : le yoga himalayen, les pierres censées être magnétiques, les pentagrammes, le Yi-King, sainte Rita, Vishnu, les pyramides d’Egypte, les hymnes rastas, le bouddhisme décaféiné, les tarots,les pendules, les gris-gris et, depuis quelques années, le jacuzzi et l’hypnose ».
Depuis mercredi, un homme de 85 ans comparaît aux assises de Paris pour viol.
Ancien formateur en entreprise (le genre de job qui mène à tout et qui rend tous les possibles possible), il avait ouvert en 1985 un « Centre de recherche et de psychologie structurale » dans lequel, pour « les aider à résoudre leurs problèmes » et leur faire découvrir l’ubiquité du point G, il a pratiqué diverses pénétrations sur ses « clientes » de 1990 à 1997.
Ce qui est troublant c’est qu’il soit accusé de viol alors que, comme il le déclare, il n’a « jamais obligé personne », ce que n’ont pas contesté ses « victimes ». Bien que consentantes, elles considèrent avoir été « manipulées ».
Certes. Et même davantage.
Une seule victime était mineure au moment des faits, elle a l’âge (13 ans) de la jeune fille qu’a violée Roman Polanski. Il sera intéressant, pour la suite, de voir combien l’octogénaire va prendre et qui va signer une pétition en sa faveur.
Pour l’instant, le vieillard est défendu par son avocat, Maître… Bitoun !

Moi, je prends pas de risques,
j’écris des livres torse nu

Moi, je suis stagiaire non rémunérée à Télérama
et j’attends Nicolas

28/01

Salinger est mort, Beigbeder est vivant.

Parlez-moi encore une fois de ce con et je ressuscite !

Curieux de constater que l’on est, d’ordinaire, indulgent envers ceux qui font perpétuellement des conneries et pas du tout à l’égard de ceux qui n’en font jamais.

Cette petite Isabelle Huppert ira loin,
elle a verni mes ongles à la perfection

Lorsque l’on s’interroge sur son identité, c’est qu’on l’a perdue et que l’on n’est pas près de la retrouver.

Depuis que j’ai soutenu ma thèse chez Maffesoli,
mes cheveux ont épaissi
(en revanche, j’ai toujours un  sein plus gros que l’autre)

27/01

Je me pose une question très simple à propos de l’extraordinaire supériorité qu’aurait le « droit d’auteur » sur le « copyright » : les auteurs qui dépendent du méchant copyright gagnent-ils moins d’argent que ceux qui jouissent de l’extraordinaire avancée sociale représentée par le droit d’auteur (surtout si l’on se fie aux dires des éditeurs dont on connaît l’équanimité à ce propos)  ?
Comparés aux anorexiques locaux, les auteurs anglo-saxons que je connais m’ont l’air de péter la santé.

ÇA C’EST DU DESIGN !

                                                               Many thanks to Didier Paquignon

Bear chair
Seth Kinman
1865

Hier a eu lieu, à Barcelone, au musée du Jouet de Catalogne, le vernissage d’une exposition qui aurait pu avoir lieu à Sète, il y a quelques années : celle de la collection de Guy Selz.
L’extraordinaire collection d’objets d’art populaire (plus de mille) de ce personnage étrange qu’a été Guy Selz (proche des surréalistes et par ailleurs directeur artistique du journal ELLE, collectionneur des papiers d’emballage d’orange dès les années 20 et propriétaire d’un bar sur le port d’Ibiza où Walter Benjamin et Jacques Prévert venaient boire des coups ; très différent, on l’a compris, des institutionnels et des spéculateurs vulgaires) avait été montrée pour la première fois au musée des Arts décoratifs en 1974 à l’initiative de François Mathey (quelle obscure « mission » faudrait-il inventer pour qu’un Mathey survive aujourd’hui et qui prendait le risque de la lui confier ?).
Sa fille, Dorothée, aurait bien déposé l’ensemble au Miam à l’époque où j’en étais le directeur artistique. Après que j’en ai été licencié à l’initiative de Chantal Creste, Norbert Duffort, Pierre-Jean Galdin, Hervé Di Rosa et Cie, il n’en a plus été question.
Aucune autre institution ne s’est déclaré intéressée.
Vive la France, patrie des Arts, de la Culture, du Patrimoine et de ses fonctionnaires !

26/01

Sylvie Fleury prend la tête
(8 exemplaires numérotés, non signés)

Labon sous Levier
(pièce unique, signée)

« Joël de La Foata, un patron de bar de 48 ans condamné pour détention d’armes et dont un frère avait été assassiné en 2006, a été tué par balles hier à Ajaccio. Sans écarter l’hypothèse d’un réglement de comptes, le procureur a déclaré qu’il était « encore trop tôt pour conclure » (Métro).
Effectivement, on n’est jamais trop prudent, si ça se trouve, c’est un accident de chasse.

Un malheur n’arrivant jamais seul, Michel Le Bris, présent sur place pour organiser le festival Etonnants Voyageurs, a été rapatrié d’Haïti… indemne !
Comme : « écrivain un jour/écrivain toujours », il a déclaré que les 48 secondes du séisme lui avaient semblé durer une « éternité ».
Personnellement, hors du champ sismique, il est des choses qui me semblent durer une éternité depuis une éternité… Michel Le Bris, par exemple.

Encore heureux, même à l’époque, tout le monde déconnait pas

Annonce recopiée à la médiathèque d’Issy-les-Moulineaux :

 URGENT

Recherche une personne disponible,
capable de nous aider à faire aboutir notre projet d’adoption d’enfant
car nous n’avons pas le temps de nous en occuper dans la semaine,
ayant trop de travail.

Ma délicatesse (infinie, contrairement à ce que l’on pourrait croire) consistera à ne pas donner de numéro de téléphone où les joindre…

25/01

Ingrid, who ?
Jean-Jacques, what ?

Et si, au lieu de s’occuper de leurs rémunérations, on s’occupait de les pendre, elles s’en trouveraient justifiées davantage.

Pour une fois, Attali, Minc et Sorman sont d’accord :
mieux vaut  lire son horoscope que les écouter déconner

22/01

Vernissage Philippe Mayaux chez Lœwenbruck. Excellent. Il faut juste que Philippe se méfie, si ça continue, ce sera si bien dessiné et si bien fabriqué que cela plaira pour cette seule raison (et à tout le monde).
Vernissage Dufrêne chez Vallois. C’est formidable, on dirait que ces déchets sont tout neufs ; comme quoi les déchets vieillissent moins vite que le reste ; c’est vrai, d’ailleurs, en d’autres domaines, les jeunes, par exemple, vieillissent beaucoup plus vite que les vieux… Cornette de Saint-Cyr, que j’ai croisé tout en bleu layette, eh bien, on aurait dit un poupon ! Un poupon remontant à la haute antiquité égyptienne, certes, mais un poupon tout de même.
François Dufrêne (1930-1982) était un malin, à l’époque déjà il avait même prévu des petits formats de quelques centimètres carrés pour collectionneurs modestes.
L’expo de Dufrêne (qui utilisait le verso des affiches) m’a fait penser à Raymond Hains (qui utilisait leur recto) et à la question que je me suis longtemps posée à son propos, sans trouver la réponse : comment Raymond qui vivait à l’hôtel et n’avait pas d’atelier a-t-il pu produire des kilomètres carrés d’affiches arrachées ? J’ai pourtant croisé Eric Fabre, une valise en carton au bout du bras, mais j’ai oublié de le lui demander. Si quelqu’un sait…

Tout petit déjà, Jacques Attali s’intéressait au futur

Il m’arrive désormais de trouver émouvante la façon dont les pantalons les mieux coupés tombent sur les jambes des vieux, mal.
Inconsciemment, je dois me préparer.

Si je filme pas mieux que Laurent Cantet en fermant l’œil droit,
 je mange mon chapeau !

21/01

Marie Darrieusecq : « Dans un système totalitaire, je serais au Goulag » (La Grande Librairie).
Désolé de te contredire, mon txù, tu serais gardienne… comme toute normalienne qui se respecte.

BON APPETIT !

Marc Lambron discute théorie avec Mamie
(en écoutant Europe 1)

TOUT EST A PEINDRE

la toile cirée, le transistor (Grundig ?), les assiettes dépareillées, la jolie bouteille bleue qui fait vase, les chaises pliantes,
le linoleum, la veste à mamie (et sa teinture acajou-parce-que-je-le-vaux-bien toute neuve),
les verres en Duralex (Sed Lex), l’étagère sub-radiateur,
le brushing de fiston et son air gêné,
la Swatch (peut-être une Longines ou même une Cartier),
le saucisson et la baguette, les couverts à trois francs-six sous,
les jolies images, la plinthe en carrelage…

QUESTION SUBSIDIAIRE

les seuls légumes vivants au premier plan, sont-ce des patates bouillies ou des endives braisées ?

Yann Barthès (de Canal +) me fera rire (et me semblera conséquent) lorsque, ses vannes inoffensives sur Céline Dion, il les sortira  aux dépens de Charlotte Gainsbourg.

Lorsque l’on reçoit des chefs d’œuvre tels que la lettre « anonyme » ci-dessous, un seul doute vient troubler (pas très longtemps) votre hilarité : et si c’était un gag ?

ALLÉLUIA !

Dans l’existence assez morne que mène un écrivain qui écrit, il est des moments qui rendent le bagne supportable

RECTO

VERSO

Pour tous ceux qui tiendraient à vérifier sur pièces (sur place ?),
je recommande :

Bernard Manteau

Les théorèmes du Port de la Lune, Mollat éditeur

PRIX LITTERAIRE D’AQUITAINE
2009

L’heureux récipiendiaire

L’association « Savoir Faire d’Aquitaine » en partenariat avec l’ÉCLA Aquitaine, a décerné le 5e Prix littéraire d’Aquitaine à Bernard Manteau pour son roman Les Théorèmes du Port de la Lune publié chez Mollat Editeur.

Ce prix récompense un ouvrage littéraire ayant pour cadre l’Aquitaine et  édité en région ; seul l’auteur peut être d’ailleurs.
Le lauréat reçoit un chèque d’un montant de : 1500 €.

« Savoir-Faire d’Aquitaine » est une association dont les 80 membres à ce jour, défendent et maintiennent l’intelligence et la générosité du cœur, favorisent la convivialité dans le bon goût, mettent en valeur le respect des autres, chantent l’amour de l’Aquitaine en somme ce savoir et ce faire aquitains caractéristiques de cette région.
Tout cela concourant à la valorisation de l’identité régionale. 

Le jury 2009 composé de douze membres (personnalités du monde littéraire de notoriété régionale et nationale et des membres de l’association des Savoir-Faire) était présidé par Chantal Detcherry, professeur de lettres auprès des étudiants étrangers à l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux III.
Elle a été la première lauréate de ce prix en 2005 pour son ouvrage Richesheures.

Le prix 2009 a été attribué le 26 novembre à Bernard Manteau pour son roman Les Théorèmes du Port de la Lune (Mollat Editeur). 
Né à Bordeaux en 1949, rééducateur en psychopédagogie en retraite, peintre et sculpteur, »grand voyageur »
Il publie ici un roman autobiographique. 

La cérémonie officielle de remise du prix aura lieu au conseil régional d’Aquitaine en début d’année 2010.
Bernard Manteau succède à Francine Burlaud qui a remporté le prix l’année dernière pour son livre Les arbres se taisent.

Il s’agit bien, en effet, d’un prix, une récompense, la reconnaissance d’un talent, d’un savoir-faire. Le prix se veut littéraire parce qu’il concerne la »littérature » avec des exigences qui ajoutent à la difficulté de l’enquête mais aussi cherchent à hausser le niveau du choix dans les secteurs du roman, de la poésie, de l’essai, etc.

Enfin ce prix est d’Aquitaine parce que la région et ses différentes composantes doivent être au coeur de l’oeuvre primée tels que sa géographie, son histoire, son économie, sa gastronomie, ses jeux et ses sports

Ce prix obéit aux objectifs des Savoir-Faire : »Recherche et valorisation d’une identité régionale ».

Les Théorèmes du Port de la Lune – Mollat Editions

Grandir dans les années 50 n’est pas une aventure de tout repos pour le jeune Léonard. Rebelle que l’on veut mater, agité que l’on ne sait calmer, surdoué que l’on sous-estime, ce garçon qui parcourt un port de la Lune encore chargé de mystères endure une enfance pleine de fureur, de violence… et de drôlerie.
Balancé entre bonne bourgeoisie et centres de rééducation, il subit le rejet d’une mère malade et la violence d’un père qui voudrait le dresser. Mais ce qui pourrait être une histoire terrible devient, sous la plume de Bernard Manteau, le récit plein de verve et de vitalité d’un cancre magnifique, enfant de Dieu et du diable qui masque sa souffrance par des pitreries et des pirouettes.

Source : Hélène Cazilhac – Coordinatrice Savoir-Faire d’Aquitaine

L’auteur remercie les officiels
(à droite, le Banga réchauffe)

20/01

« Ses bras et sa gorge sont nus, comme un défi à cet hiver frisquet. la nuit tombe dans une suite du Ritz. Elle se fiche donc du froid, quand les humains autour d’elle sont en pull et en écharpe » (ELLE).
De deux choses l’une, soit le chauffage du Ritz est en carafe et Kate Moss, elle est trop forte, soit… Kate Moss a relevé les manches de son pull à encolure en V parce qu’elle a trop chaud (il fait 25°) et les humains autour d’elle ont le thermostat détraqué.
Pour le défi et le je-m’en-foutisme thermique, on verra plus tard.

La Fnac, Virgin, le Furet du Nord, Decitre, Cultura et cent-cinquante librairies indépendants ont exigé la « création rapide d’une plate-forme commune de distribution du livre numérique qui permette d’assurer le développement de ce marché », entendre : qui leur permette de continuer à gagner du pognon sur le dos des auteurs.
Ils commencent à laisser tomber le mantra Coué : « le livre papier ne mourra jamais ! » et à s’affoler un brin, les gonzes.
Mauvaise nouvelle pour eux (ils ont du mauvais sang à se faire, et leurs petits copains en amont, aussi) : je ne vois pas ce qu’ils peuvent exiger de la technique, elle se développe en dehors de leurs désirs et de leurs intérêts.
Bonne nouvelle (comme d’hab’, les plus riches sauveront les meubles tant bien que mal) : les auteurs sont trop cons pour profiter de la situation et renverser les rapports qui les assujetissent aux éditeurs, aux diffuseurs et aux libraires, ils aiment trop ceux qui les foutent jusqu’à la garde !

Susan Boyle vient de congédier son cinquième assistant, ce n’est pas parce que l’on est moche que l’on n’est pas aussi inhumain avec le petit personnel que Naomi Campbell.

Il est grand comment, ce Liberati ?

Jean-Jacques Schuhl (un faux-air d’Yves Simon et d’Alain Bashung) ratiocine sur le « sampling » dont il serait un pratiquant virtuose et le « statement » de Flaubert : « Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n’y eût pas un mot de mon cru », tout cela sans trop citer les Poésies de Lautréamont, les situationnistes et sans compter non plus : Patrick Thévenon (A.A, Tchou), Walter Lewino (L’Eclat et la blancheur, Albin-Michel) et… Frédéric Roux (Copié/Collé, mamco).
Il aura eu au moins le mérite d’écrire UN livre : Rose poussière, Gallimard, qu’aucun de ceux qui l’encensent aujourd’hui n’avaient lu avant-hier.

18/01

Le grand chic, c’est ranger son foin Villa Savoye

et regarder le cul des filles blanches
quand on en a un gros noir à la maison
(blanche)

17/01

Trois lumières, trois spots
et une chaise pliante
(bleue)

16/01

Les Mémoires d’Edward M. Kennedy sont parues chez Albin-Michel, évidemment, celles de Jean-Louis Debré devraient être publiées, incessament sous peu, chez Simon & Schuster.

Les commentateurs sportifs ne parlent  plus de « plaquer » un adversaire, mais d' »inverser ses appuis » !
Du moment qu’il décarre !

Les ostréiculteurs arcachonnais ont fini par obtenir gain de cause : le « test de la souris » qui déterminait si l’on pouvait ou non manger des huîtres du Bassin sans se choper une terrible chiasse (ce qui est toujours mon cas lorsque j’en gobe une demi-douzaine, ne parlons pas de celles de l’étang de Thau, il suffit que je les regarde pour obtenit le même résultat) a été abandonné.
Tant mieux pour les ostréiculteurs (une centaine a fermé le bouclard), il n’empêche que les explications à propos des contrôles ne sont pas très claires. Le « test de la souris » était (d’après un scientifique dont le discours ne me semble pas vraiment l’être) un « test uniquement qualitatif (on voit pas trop ce qu’il pourrait être d’autre), mettant en avant une toxicité potentielle (bis) ». Ce test avait entraîné un arrêt de commercialisation en 2006, alors qu’aucun agent toxique n’avait été identifié ; ce qui peut sembler étrange, mais ne l’est pas en réalité puisque cette méthode (abandonnée) permet de détecter une toxine inconnue. La nouvelle méthode permet de détecter les seules toxines déjà référencées par les laboratoires.
On pourra donc, si je comprends bien, se choper la chiasse pour des raisons inconnues, et en toute légalité. Peu importe pourvu que les ostréiculteurs se goinfrent.


La scène se passe dans le 6e arrondissement

(il y a quelque temps déjà)

Elsa

Roux a écrit un truc.

Manuel

C’est bien ?

Elsa

Pas mal !

Manuel

Ça parle de quoi ?

Elsa

De boxe…

Manuel

Invendable, évidemment ?

Elsa

C’est sur un combat… un seul !

Manuel

Et alors, ça change quoi ?

Elsa

Je sais pas… c’est écrit !

Manuel

Manquerait plus qu’il écrive comme Benchetrit… des nègres qui se battent, je suppose ?

Elsa

Tout juste…

Manuel

Connus ?

Elsa

Moi, je les connaissais pas…  mais…

Manuel

Qu’il aille voir ailleurs si j’y suis !

Vérification faite : Il y est !
Et deux nègres sur le carreau, deux !

C’est tout de même étrange la tendance à se plaindre de ceux qui se sont fait escroquer par un escroc.

J’ai reçu un carton de la Villa Arson m’invitant à « redécouvrir l’œuvre restaurée de Michel Verjux (Sous le plafond rebaptisée pour l’occasion Sur le sol exactement) ». Sachant que l’œuvre consiste en « six carrés de lumière projetée », j’en conclus que la restauration a consisté à changer les ampoules des projecteurs.
Que la lumière soit !
L’autre exposition s’intitule « Double bind/Arrêtez d’essayer de me comprendre », je recommande aux connaisseurs le texte de présentation.
Que ce soit clair !

15/01

Malagar

Mano a mano

Yves Harté-Edwy Plenel
(sobresaliente El Mony)

No hay billetes !

En contemplant, toujours épaté de la veulerie dont elle peut faire montre, la critique française dans son ensemble, bouche bée, à quatre pattes, le rectum entr’ouvert, dans l’attente extatique de se prendre le gros mandrin républicain de James Ellroy en plein dans l’œillet, je me mettais à la place des Américains qui vont subir la même chose lorsqu’Olivier Adam sera en tournée de promotion aux USA. Ce qui ne saurait tarder.
Et je les plaignais.

Encore heureux… citons Dominique de Roux  (in La Mort de L.-F. Céline) : « La soumission à Joyce, Kafka, Borges, Faulkner, permet chaque année à un pas grand-chose, ignorant du rythme, du nombre, de la grammaire et manieur de balivernes, de s’imaginer qu’il est l’auteur par excellence ».
Sans compter, et le de Roux doit s’en retourner dans sa tombe, que Joyce a été remplacé par Amis (fils) ; Kafka par Kundera ; Borges par Garcia-Marquez et Faulkner par McCarthy.
Autant dire que le niveau des pas grand-chose ne cesse de grimper.

C’est qui ce Lorànt Deutsch ?

14/01

Camille Laurens et Marie Darrieusecq ont remis ça
(c’est Marie qui a commencé)

13/01

Barack Vador

Jean Echenaze
Bref Easton Ellis

Assortir le discours à l’architecture
(ou l’inverse)


Des nouvelles de BEM, la business school pas comme les autres.
D’après des informateurs locaux, cette vénérable institution proposait il y a peu (avec l’appui du Conseil régional d’Aquitaine) aux artistes aquitains « de comprendre les facteurs-clés de (sic) succès d’une carrière artistique et d’acquérir des outils de valorisation de leur projet ».
Il est tout de même curieux (en réalité, plutôt dramatique) de constater que ce qui, encore récemment, serait apparu comme une arnaque gazeuse, puisse paraître crédible aujourd’hui.

A propos de la bio de Clara Malraux (le sosie de Valérie Lemercier), ce portrait de son époux in Madame Figaro  : « une longue mèche noire sinuant au creux d’un interminable regard ».
C’est signé Bernard Chapuis… un styliste !

A force, on les confond toutes

A propos de « Sons & Lumières » de Bertrand Lavier au domaine Pommery à Reims, Patricia Boyer de Latour (Madame Figaro encore) nous met l’eau à la bouche : « Personne ne résiste au Nutella installé comme une œuvre d’art ».
Effectivement, excepté les diabétiques, on ne voit pas vraiment.

Avec Pommery, rien n’est trop difficile
Avec Pommery, tout est facile
Avec Pommery, on se fait pas de bile
Avec Pommery, toujours viril,  jamais stérile
Avec Pommery, tu te défiles, je t’enfile
Avec Pommery, rien d’utile et rien d’inutile
Avec Pommery, tout rutile
Pistil
Volubile
Imbécile
Vaudeville
Anquetil
Ainsi soit-il

Publicité de BEM (une école de commerce spécialisée dans la formation de managers responsables) in Le Point : « Nous capitalisons sur le savoir-être de nos étudiants et diplômés pour proposer des alternatives au modèle économique dominant ».
L’aliénation n’a désormais plus de limites !
Encore heureux, le foutage de gueule concerne, au premier chef, les apprentis managers et leurs parents… en gros et au détail, ceux qui vont payer pour obtenir le diplôme de cette business school pas comme les autres.

« Le seul problème avec Georgia,
c’était sa peinture. »
(Edward S)

12/01

Eric Rohmer est mort, Bertrand Tavernier est toujours vivant ; Mano Solo est mort, Manu Chao est toujours vivant ; Philippe Séguin est mort, Jean-Charles Marchiani est toujours vivant ; Daniel Bensaïd est mort, Alain Badiou est toujours vivant.

Arielle Dombasle, aujourd’hui sur France Culture, à propos d’Eric Rohmer : « C’était toujours des discussions… des pénétrations très profondes ! » Il est vrai qu’à l’époque elle était, d’après ses propres dires, « très lacunaire ».
Ceci expliquant cela.

Encore une excellente nouvelle pour les mois qui viennent : Yann Moix va publier La Meute, une défense de Roman Polanski.

La classe, c’est la classe, les mecs !

La classe, c’est la classe, les filles !

Pietro Sparta est en partance
pour des foires lointaines

Chantal a pris ses RTT

Muni de ces lunettes spéciales, Eric Troncy peut prévoir le lundi
sur qui Bertrand Lavier va pomper le mardi

Marc Lambron fait l’éloge des sushis au Mac Do
(et avec conviction)

10/01

Au cas où il leur viendait l’idée de sortir en maillot de bain ces jours-ci, la mairie de Paris conseille aux vieillards de se couvrir chaudement.

« Une silencieuse variation en blanc, évoluant entre deux vides très dangereux, avec parfois des angles gris ou des à-plats de métal. Au cœur de la variation, s’expose une large et profonde tache bleue, aquatique. Tel pourrait être ce beau premier roman d’Elizabeth Filhol (née en 1965) entre Mondrian et Malevitch, carré blanc sur fond blanc ».

Jean-Maurice de Montremy (le JdD)

On voit bien de quoi il s’agit, non ?
Qu’est-ce qu’ils peuvent s’enfiler au Journal du dimanche… rien que du haut de gamme !

Patrick Bouchain a présenté aux autorités sétoises
son projet de réhabilitation du pont du Tivoli

Marie et Camille se sont réconciliées

Il reste quelques doses
et la bonne volonté est au rendez-vous

09/01

in Madame Figaro
EN PRIVE…
… Justine Lévy

— Votre héros dans la vie ?


— Mon homme. C’est un guerrier, un matador. Il sait lutter pour être heureux… Un peu comme mon père. Et aussi mon père, toujours très présent…

— Que détestez-vous par-dessus tout ?

— Le contentement de soi, l’emphase…C’est à n’y rien comprendre !

07/01

Avant de les licencier, Pierre-Jean Galdin
aime bien torturer ceux qu’il a engagés

A Roissy, le Buffalo Grill ne désemplit pas

Touchons pas à la burka ! Tous à poil à l’aéroport !

06/01

Il neige.

05/01

Eric Cantona/Daniel Herrero, même accent, même dialectique.
Que d’ail ! Que d’ail !

« Porter la littérature à la température de Dieu !  » Et voilà… Saint Michon, encore. Ce qui me tranquillise, c’est de penser que Dieu est tout juste à la température du potage poireaux-pommes de terre (la bonne du curé n’a pas besoin de souffler sur la cuillère) et la Sainte Vierge sculptée dans de la galantine de dindonneau.

04/01

Yasmina Khadra aurait récidivé

Comme un ou deux milliards d’euros dépensés pour cette pantalonnade grippale, ce n’est pas suffisant, on va ouvrir une commission d’enquête !
Je suis bien d’accord, le bon sens n’est jamais suffisant… faut que ça coûte ! De préférence, un max, et puis trouver des responsables aussi, sans oublier de recommencer les conneries à la première occasion venue.

— Et pour le prix, j’ai pissé au lit …
— T’as bien fait, mon amour, la mutuelle paiera l’adoucissant.

Essayé à deux reprises de regarder La graine et le mulet… y a un truc, je n’y arrive pas (j’ai même un peu honte de regarder), mais mon épouse encore moins (elle braille comme un veau à peine je brandouille la télécommande) ; l’air de rien, ça me rassure (je me sens moins seul), mais le pire c’est que ça ne s’explique pas (ou alors, ce serait long).

2 janvier 2010

Réveillez-moi pour les soldes !