AU JOUR LE JOUR
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2010
(troisième trimestre)

Sine ira et studio

28/09

Pour être un grand écrivain, il faut se décider à être petit, je n’y arrive pas davantage qu’à m’inscrire au Who’s Who……

Acheter son cassoulet sur une aire d’autoroute, voilà une garantie de qualité (le comble du snobisme aussi).

Lors d’un bref passage à Bordeaux, j’ai déjeuné avec Charlotte Laubard, la directrice du Capc ; au cours du repas, elle me demande pourquoi ce n’est pas moi qui ai écrit le roman sur l’art contemporain que Mickey « Sucky » H a fait semblant d’écrire…
Je réponds n’importe quoi en volapük de vernissage, je n’ai même pas la présence d’esprit de lui répondre que je l’ai, sans doute, écrit, qu’il s’appelle Ring et qu’il a été publié il y a déjà quelque temps ! En réalité, si longtemps que j’avais oublié l’avoir fait…

27/09

COLLECTION D’AUTOMNE*

Erri De Lucca, pull en cachemire, HERMES, chemise en coton DOLCE & GABBANA, pantalon en laine KENZO, bonnet en laine MAISON MARTIN MARGIELA

* source : Vogue Hommes

23/09

Dans le dernier numéro d’Art Press, un article inénarrable (en ce moment, je trouve tout marrant, c’est peut-être l’altitude !) de Catherine Millet sur Jacques Martinez (dont le motif de prédilection semble désormais être… la courge !), ça sent le devoir de vacances bâclé (et les renvois d’ascenseur auxquels obligent les amitiés anciennes)… si Muriel Robin cherche des textes !
En guise de plat de résistance à base de falafel, Fabrice Hadjaj délire sur le Saint Suaire (« objet esthétique par excellence »), couscous sec au dessert : Houria Abdelouahed sur « l’érotique du voile »… l’été est le moment ou jamais d’expérimenter les saveurs d’ailleurs (tajines et rosés de pays) sous une pergola imaginée par Daniel Buren.
Pour couronner ce très riche numéro, un entretien de Mickey H avec Catherine M et son Jacques H d’époux ; « Licky » insiste à plusieurs reprises sur ce qu’il dissimule partout ailleurs, ses entretiens avec Bernard-H Lévy, il est malin le bougre (aussi malin dans un autre genre qu’Hervé DiRosa, Dieu m’est témoin que je ne lui souhaite pas le même sort : génie en Midi-Pyrénées, trois mois et un peu plus en Languedoc-Roussillon dont il est natif) !
En tous les cas, on ne pourra pas dire que Michou n’a pas « fait le (blow) job » (dans Elle, il s’entretient avec Beigbeder et insiste sur sa « gentillesse »), je n’ose imaginer sa déception et son amertume de s’être humilié de la sorte s’il n’obtient pas ce qu’il veut obtenir à toute force ; mais pourquoi donc ne lui suffit-il pas d’être considéré comme un génie par une bande de crétins pire encore que les académiciens Goncourt qui s’en tiennent, tout de même, une sacrée couche ? Voilà une question à laquelle je n’ai pas la réponse.

Plus que trois mois à tenir et je leur crache tout à la gueule

Jeff Koons emploie 135 (cent trente-cinq) personnes. Allez la France ! Allez Martinez !

C’est bizarre que l’on se soit étonné de la familiarité qui unissait Claude Chabrol et Jean-Marie Le Pen, ils pensaient tous les deux la même chose de la bourgeoise française (le survivant la méprise même davantage que ne le faisait le défunt).

Les bourgeois, c’est comme les cochons…

C’est bizarre que l’on s’étonne de ce que Julian Schnabel est un cinéaste abominable alors qu’il a été un peintre catastrophique.

21/09

Pour tout renseignement s’adresser au Père Michel Brière : 06 31 68 66 93 (surtout ne pas hésiter, on ne le dérange pas)

LES BELLES HISTOIRES DE TONTON CLAUDE

Art Press n° 371
L’aumônerie catholique des Beaux-arts et des jeunes artistes
propose
DU SPIRITUEL DANS L’ART CONTEMPORAIN
Rencontre avec Claude Lévêque

Ils les feront toutes !
Faut fermer le bouclard, la baraque est en faillite.
Toujours est-il que, dans une grange sans eau ni électricité, en écoutant Lydie Salvayre (« Pute borgne ! ») sur France Culture, le fou rire m’a pris…

Laissez venir à moi les petits enfants !

18/09

CE WEEK-END,
ON PLANE

16/09

Le grand progrès des jeunes générations sur les générations passées ? Accepter des conditions de vie inacceptables en sachant qu’elles le sont.

Chantal mutualise les énergies
avant d’élaborer le dispositif

15/09

14/09

L’absence est la forme la plus aboutie de la présence
James Joyce.

12/09

COLLECTION D’AUTOMNE*

Eliette Abecassis, robe en laine stretch rouge, KATERINA GEISLEROVA, sac TRUSSARDI, bottines YVES SAINT LAURENT
Adelaïde de Clermont-Tonnerre, veste trench en cuir rouge DIOR, pantalon de costume en laine noire DIOR HOMME, bagues DIOR JOAILLERIE
Safia Azzedine, robe en mousseline de soie volantée noire, DIOR, bague Nougat en or jaune, DIOR JOAILLERIE

* source : Madame Figaro

9/11

10/09

Carole Benzaken
(prix Marcel Duchamp)
s’attaque à l’international

09/09

Michel, on lui foutait sur la gueule parce qu’il avait la gueule à ça, mais aussi parce qu’il était lécheur… il a toujours sa gueule de mouchard et il lèche encore, mais c’est pas pour ça qu’il va décrocher la timbale, la dernière fois, c’est Paule qui l’a eue alors qu’elle était nulle et puis, Monsieur Ben Jelloun, le prof de travaux manuels (il est nul aussi), il peut pas le saquer et puis, y’en a qui disent qu’il est pas si fort que ça, il pompe !

Comme il ne faut présumer de rien ni désespérer de l’humanité (quand on l’accule au désespoir ou que l’on se fout trop ouvertement de sa gueule), Envy est en grève. Two thumbs up !

Le rouge est tendance

08/09

Excellent texte de Didier Lestrade : « Je déteste Le Monde«  in http://didierlestrade.blogspot.com/
Rien à y ajouter, si ce n’est (pour mieux comprendre, si l’on n’a pas compris ce qu’il y a à comprendre) qu’il est amusant de lire ensuite, l’éditorial d’Eric Fottorino «  »Le Monde » change » (pour rester pareil) in Le Monde du 20/08.
Extraits : « le sérieux n’est pas nécessairement austère » (et inversement) ; « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » (il faut imaginer le mouvement… un jacuzzi qui se viderait à l’envers) ; « mieux comprendre les lignes de fond » (muni d’un tuba et d’une épuisette, je suppose) ; « un sujet d’actualité traité en profondeur » (dont je rappelle qu’elle est, préalablement, remontée à la surface grâce au siphon magique) « et sous plusieurs angles » (gaffe tout de même aux faux mouvements qui risquent d’effrayer l’éperlan !) ; « résister aux idées reçues pour interroger l’actualité dans sa complexité » (Putain de moine ! Fallait le dire plus tôt… mission impossible !), Ite Missa est et bla-bla-bla de sacristain…
Qu’ils crèvent de leur belle mort* !

* ce qui ne saurait tarder

POTINS D’INFOS

GIRLY TIME

Dans le même genre de langue de contreplaqué médiatique, je suis tombé sur un communiqué de presse de LAGARDERE active et du groupe Marie Claire informant (qui ?) de l’arrêt de la publication d’Envy.
Dans le genre növ-langue et foutage de gueule, c’est un chef-d’œuvre d’envergure, il suffit de lire « échec » lorsqu’il est écrit « succès » ; « fragile » à la place de « solide » ; « tenter de sauver ce qui peut l’être » pour « accélérer notre développement » ; « invraisemblable vulgarité » au lieu de « haut de gamme » ; « aléatoire » pour « durable », afin d’avoir une idée précise du reste qui est écrit entre les lignes : le marché (« prometteur » et « très dynamique ») de la bonnicherie n’est pas extensible à l’infini et, accessoirement, quelques It Girls et quelques It Boys vont se retrouver au chom’du.
Comme les néo-slaves (pulpy et smocky en diable) ne sont pas foutus de se mettre en grève (c’est out), on ne les plaindra pas trop.

TOUT EN TOTAL LOOK
BENNETON

ALL TOGETHER NOW
POLE EMPLOI

C’EST GLAMOUR UN MAX !

Virginie Despentes a repris du poil de la bête

Les jurés vont morfler

07/09

Jed Martin, le personnage principal du dernier livre de Michel Houellebecq est artiste, il photographie des objets de la vie quotidienne… comme ci-dessous, peut-être !

Exposition Frédéric Roux Jed Martin
Serge Aboukrat
7, Place Furstemberg
Paris VI°
23 octobre-25 novembre 2008

Je pensais, connement, que Vingt ans après était la suite des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas (tâcheron continental), en réalité, il semblerait que le « dispositif » particulièrement original (pour ne pas dire révolutionnaire) consistant à reprendre les mêmes héros vingt ans après soit à porter au crédit de Bret Easton Ellis (génie californien). Dont acte.

Il n’y ressemble pas vraiment,
mais il y ressemble quand même
(à Jeff Koons)

« La joie adore la technologie », slogan BMW. Rien à ajouter.

Communiqué de presse de l’exposition d’Agathe Snow, galerie Hussenot : « Cette artiste a su ré-utiliser des médiums (sic) souvent récupérés à l’issu (sic) de ses errances urbaines pour exprimer le language (sic) du corps et sa résonance émotionelle (sic). Sans commentaire.

Je ne sais pas si Roman Opalka n’aurait pas dû commencer dans l’autre sens. En tous les cas, c’est trop tard pour recommencer !

On ne m’ôtera pas de l’idée que sucer des hectomètres de bites et avaler des baquets de foutre est une garantie de qualité (littérairement s’entend).

06/09

Little birds are watching you

04/09

CE WEEK-END,
ON SE FAIT PLUS GROS
QUE LES BŒUFS

03 septembre

Qu’est-ce qu’il a dû prendre comme branlées à la récré le petit Michel Houellebecq…

« Passons avec les français un pacte de tranquillité publique » propose Arnaud Montebourg dans Le Monde daté de ce jour. Extrait : « Les adolescents doivent apprendre le respect de l’autorité, mais ils ne sont pas des adultes et aucune situation n’est identique à une autre ». Arnaud Montebourg est avocat, député et président du conseil général de Saône-et-Loire.

Ils ont arrêté de lifter et de photoshopper Sharon Stone, ils l’ont carrément remplacée par un sosie qui ne lui ressemble pas. C’est vrai que ça demande moins de main d’œuvre.

Plus que de nombrilisme, la littérature française souffre d’un usage exagéré des adjectifs. On vire tous ceux qui ne servent à rien et chaque rentrée littéraire, on sauve l’équivalent des Vosges.

Depuis le temps que les artistes interrogent le « statut de l’objet », on devrait être fixés à son sujet, non ?
A moins que les artistes ne soient des cancres…

TOUS ENSEMBLE

TOUS ENSEMBLE ?

Au Havre, les étudiants pourront être logés dans des conteneurs (vingt-cinq mètres carrés, 305 €) connectés wi-fi. Le progrès gagne*.

*Si l’on n’en est pas convaincu, on peut relire De la misère en milieu étudiant.

31/08

Effectivement, ça y est : Corinne effectivement Rondeau a effectivement remis effectivement ça effectivement sur effectivement France effectivement Culture… Effectivement !

A la mer

comme à la montagne,

la classe est au-dessus des vertus.

30/08

La grosse différence entre les enculés d’hier et ceux d’aujourd’hui c’est que ceux d’hier ont trahi leurs rêves et que ceux d’aujourd’hui n’ont pas même eu l’occasion d’en avoir.

Je commence à comprendre que je ne comprends pas des choses que je croyais avoir comprises (j’ai mis le temps).

Philippe Claudel : « J’écris comme je respire » ! Qu’il prenne de la Ventoline !

C’EST LA CRISE

Du coup, ces derniers temps,
Bertrand Lavier fait un peu n’importe quoi

28/08

CE WEEK-END,
FINI LES CONNERIES

Les prolos,  au boulot !

27/08

COLLECTION D’AUTOMNE*

Thibault de Montaigu, Costume en drap de laine, cravate en soie sérigraphiée, chemise et derbys DIOR HOMME
Virginie Mouzat, Cape en cachemire, robe-chemise en crêpe de Chine, manchettes dorées et sandales CELINE

* source : Madame Figaro

Un poème noir

le même en rouge

Bientôt, le congrès de l’UMP

Madness est  en tournée au Japon

Le bilan des années 80 est mitigé

26/08

That the light was and the light was !

A soixante-trois ans, je viens de trouver ma vocation : « riche oisif » ; comme, malheureusement, je n’ai pas les moyens de mes ambitions, je me contente d’être un pauvre oisif (une espèce de grosse feignasse).

Les examens d’entrée
dans les écoles des Beaux-Arts
sont de plus en plus difficiles,

parfois même acrobatiques.

Pierre-Jean Galdin, directeur de l’ESBAN
http://www.erba-nantes.fr/
recommande une épilation soigneuse
 la veille de l’épreuve

25/08

Le seul chien qui aille avec la table d’Eero Saarinen

Pour la baignoire, c’est vous qui voyez

RENTREE LITTERAIRE
C’EST PARTI !

Les offices suivent leur cours

On s’échauffe à la Fnac

Au Monde des livres, on déguste à l’aveugle

Le public se régale

24/08

Dans la course au néon le plus con,
Claire Fontaine
http://clairefontaine.ws
tient la corde,

mais la concurrence est rude…

Que le néon soit et le néon fut !

Si j’en crois la une de Marianne placardée sur les kiosques, ses acheteurs pourront se régaler en lisant : « L’indécence des riches » par Michel Onfray, je ne sais pas pourquoi (en réalité, si), je trouve ça indécent ; il est vrai que je trouve l’existence même de Michel Onfray indécente davantage que celle des riches (et je ne le suis pas).

No way, sucker !

Pour le Goncourt, c’est toujours la même rengaine,

y en a un qui part trop tôt

L’air de rien,

Michel a retrouvé l’appétit

23/08

La nouvelle mode en art contemporain consiste à écrire n’importe quoi de type sibyllin au néon… ça marche à tous les coups (un des avantages secondaires : étant donné le prix, cela exclut ceux qui ne peuvent pas se payer ce genre de fantaisie gazeuse, qui doivent se rabattre sur des matelas trouvés dans la rue… comme en 90) !

Toi aussi, connard !

Christian Clavier est à Louis de Funès ce que Beyonce est à Etta James, mais moi, Les Visiteurs, ça me fait hurler de rire.

Je tiens à informer qui de droit que Gabriele Wagner (lesbienne domiciliée à Hambourg, selon ses propres dires) est la nouvelle administratrice de Anleitung Analsex http://analsexanleitung.wordpress.com/, un site dédié, comme vous l’aurez compris, au sexe anal et à toutes les questions, je l’imagine nombreuses, que vous pourriez vous poser à son sujet.

Kick ! Kick !

A propos de scooter, ci-dessus un RUMI,
à 12 000 t/mn, il faisait un bruit formidable

Samedi, D a confondu la voix de Philippe Sollers avec celle de Valéry Giscard d’Estaing… au début, ça m’a fait rire et puis je me suis souvenu de Patrick Modiano, lors d’un vieil Apostrophes, fusillant Joyaux sur place en lui bégayant à l’oreille que son modernisme revendiqué lui faisait irrésistiblement penser aux années 60 et plus particulièrement aux scooters de marque Vespa, et cela juste avant de me rendre compte qu’elle avait raison… Sollers ou VGE, même phrasé prétentieux, même combat, même culpabilité niée, et même (in)suffisance enkystée autour d’une souffrance indicible.

Ce soir, mon Philou et ma Juju ont des invités

« Pourquoi j’attaque des banques ? Mais parce que c’est là qu’il y a l’argent ! », Willie Sutton (gangster rationnel).

21/08

CE WEEK-END,
ON CONSTATE LES DEGATS

et on compte les points

20/08

A l’usage exclusif de ceux qui lisent le mandarin
(à propos de la parution de L’hiver indien à Taïwan !)

失控的獨木舟  
這是一位法國的作家寫的關於北美印地安瑪卡族的故事,
描述六位人物為了重新進行古老的瑪卡族捕鯨傳統而採取的行動,
酗酒, 暴力, 失意, 犯罪, 可以說是社會上的邊緣人的他們,
為了同一個目標開始努力,
傳統的技術在現實的社會中消逝,
他們為了找回那身為瑪卡族驕傲的榮耀,
搭乘獨木舟捕鯨的行動練習展開,
小鎮裡贊成,反對和看笑話的人們,
蜂擁而來的媒體和保護動物團體們,
故事中的每個人為著自己的信念奮鬥,
那種明知道成功機率只有那百分之一,
還是放手一搏的為自己僅存的尊嚴戰鬥的他們,
有著讓我意外的故事結尾,
我相當喜歡這樣的改寫,
令我激賞的人生故事,

« 孩子,走你該走的路;
孩子,走你該走的路;
你將成為一個國家。 »
──拉科塔族歌謠 « 孩子,走你該走的路;
孩子,走你該走的路;
你將成為一個國家。 »
──拉科塔族歌謠

Virginie Despentes s’est fait virer du Top 50

Bret Easton Ellis fait de la résistance
(passive)

Parcouru le Supplément rentrée littéraire 2010 des Inénarrables, c’est le même que celui de 2001 ! Deux génies : Easton Ellis et Houellebecq (surprenant, non ?) ; à lire les extraits proposés, j’en ai déduit qu’Ellis radotait (comme tous les Américains formatés, de Jim Harrison à John Irving, le Koons Writer avait un ou deux livres dans la giberne, le filon épuisé, ça devient aussi chiant que du rock FM dans un bocal à poissons rouges…), mais qu’en revanche le Houellebecq semblait toujours aussi retors.

J’attends !
(la gloire qui ne vient pas)

On dit : « C’est du Picasso ! » et rarement : « C’est du Duchamp ! ». Pourquoi ? Parce que Duchamp n’est pas passé dans les mœurs (il n’y passera, d’ailleurs, jamais).

US GO HOME !

BRAVE NEW WORLD
BRAVE NEW WAR

Il est un moment terrible, c’est celui où le minoritaire devient majoritaire.

Mensonge ne veut pas dire illusion.

18/08

Au fait, qu’est-ce qu’ils fabriquent au Conseil pour la création artistique doté de quelques dizaines de millions d’euros et présidé par Marin « Mao » Karmitz ?

En parcourant les sites rendant compte de la mort de Jaime Semprun, je suis épaté de la rapidité avec laquelle ses « proches » (sûrement assez éloignés) s’insultent en situ automatique. C’est fascinant…

Finalement, j’ai été voir « Seconde main » au Musée d’art moderne. C’est vrai (mais on ne va pas en mourir) que les gens qui ont monté cette expo ne devaient pas avoir leurs fiches très à jour… comme « historiens », ils ne sont pas très pointus non plus, mais Présence Panchounette n’est pas vraiment oubliée puisque les faux cartons d’invitation qui nous ont été attribués à moment donné sont montrés (ils sont maintenant attribués à Archilab), seule sa présence est discrète. En réalité, l’exposition dans son ensemble pourrait être signée Présence Panchounette. Ce n’est pas cet « oubli » (fort anecdotique) qui est le plus rédhibitoire, mais plutôt d’avoir signalé par des pastilles voyantes ce qui est du domaine du « faux ». Imaginons un « escroc » qui porterait un badge sur lequel il serait inscrit… ESCROC et qui essaierait de fourguer de faux billets sur lesquels serait inscrit : SPECIMEN, on imagine le succès de son entreprise.

Sur un coup comme celui-là, nous aurions été bien meilleurs et plus discrets.
A propos de discrétion, j’ai repéré cependant, dans un coin reculé, une petite toile monochrome jaune (le petit pan de mur…), sans indication, sans rien… on se console comme on peut, mais j’ai trouvé que c’était la seule intervention pertinente et je me fous de savoir qui en est l’auteur (s’il existe).

J’en ai profité pour voir DYNASTY*… Une exposition, deux lieux, quarante artistes, quatre-vingt propositions… et deux ou trois bonnes pièces !

*A travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques,
Dynasty révèle le dynamisme d’une génération et la diversité de ses préoccupations,
du devenir de l’homme-machine à un réalisme intime, politique et social.

ET MON CUL, C’EST DU POULET ?

PARLE A MON CUL, MA TETE EST MALADE

Aperçu de la prose déployée dans le leaflet distribué aux visiteurs : « Entre archaïsme et futurisme, ces œuvres mettent en jeu les notions d’éphémère et de conservation » ; « C’est une correspondance pixelisée entre l’artiste et un détenu, qui soustrait l’espace carcéral à l’information pour le soumettre à l’imagination » ; « L’artiste maîtrise une poïétique traditionnelle pour narrer des évènements contemporains » ; « Informes et précaires, ces géants de poussière oscillent entre désagrégation et régénération » ; « Après avoir créé une résonance plastique entre ces composants, l’artiste a brutalement procédé à leur séparation » ; « A travers ces dispositifs, les artistes rendent compte de leur exploration de communautés utopiques et font le portrait d’un nouveau genre humain polymorphe » ; « Leur travail explore l’espace entre la sculpture fragmentaire moderne et la contemplation promise par l’industrie du loisir » ; « Trop petite pour être une véritable caverne, trop grande pour être une maquette, la sculpture s’étend sur sept mètres en un volume informe, plein, opaque et dense ; « Face aux œuvres suspendues, la catastrophe semble imminente, mais toujours reportée » ; « Dans les deux lieux, est posé sur le sol un ordinateur qui calcule, en un temps chiffrable en millions de milliards d’années, une équation de zéro dont le résultat ne peut être que zéro » ;  » A travers des extraits de péplums mettant en scène Hercule d’une part et Maciste de l’autre, le visiteur est appelé à relever des connivences entre ces films et l’architecture du bâtiment construit en 1937″ ; « Ici, le retour à l’état de nature passe inéluctablement par la pratique de la matière » ; « Entre maquettes grandeur nature et panoramas minéraux, l’artiste reconfigure ces lieux d’exposition en territoires hostiles, jungles changeantes et tout à la fois étrangement familières » ; « Ces divinités de terre, de poils, de verre, de bois et de chair sont des idoles mutantes, à l’image d’une certaine vison de l’humanité, difforme et décadente » ; « Les artistes proposent de modifier ce comportement en invitant des insectes à interférer avec un chant traditionnel indien » ; « Souvenir de la barbarie médiévale, l’œuvre transforme l’espace du musée en place forte, en territoire sous surveillance » ; « L’image dissimule l’existence d’un monochrome noir ou d’un passage secret » ;  » questionnement sur la matiére dont une somme d’objets et d’individus peuvent s’agglomérer en un monument » ; « Ces moulages excluent le spectateur, le tenant à l’écart d’une œuvre mise hors d’atteinte » ; « Cette œuvre modulable semble annoncer une mise en chantier de l’espace d’exposition » ; « un accrochage désarticulé qui ponctue les espaces d’exposition d’images diverses inspirées de ses excés, ses engagements et excentricités » ; « Ces vastes machines cartographiques retranchent et photocopient des parts de réel, faisant passer le Big Bang au travers d’une trieuse » ; « Le télescopage de ces images trace des paralléles entre le récent séisme à Haïti, la reconstruction des villes allemandes après la Seconde Guerre Mondiale et la déforestation en Amazonie » ; « Ce film met en scène un aquarium sur un chantier de démolition, métaphore des habitants face à la disparition programmée de leurs logements »

Michelle O,

je t’avertis que, si c’est une question de taille, moi j’y joue pas !

Ici, le paysage, c’est comme en peinture : deux tiers de ciel, un tiers de terre ; en Amérique, c’est comme au cinéma : trois quarts de ciel, un quart de terre.

17/08

LE PROVERBE DU JOUR

IL VAUT MIEUX FAIRE ENVIE QUE PITIE

16/08

Joyeux anniversaire

Elvis Aaron Presley

(08/01/1935*-16/08/1077)

* Charles et Donatien sont nés le même jour.
Rappelons qu’Elvis avait un frère jumeau, Jesse Garon, que ses parents enterreront dans une boîte à chaussures
et que j’ai produit un excellent catalogue (épuisé… peut-être quelques exemplaires encore disponibles à la Mauvaise Réputation http://lamauvaisereputation.free.fr/accueil )
pour l’expo King Size (2001) au MIAM avec un texte excellent d’Arnaud Labelle-Rojoux, repris in « ELVIS », Sémiose éditions http://www.semiose.com/

Big Mama

c’était une autre paire de manches


Tant que nous sommes dans les obsèques et les chanteuses à fort taux de mélanine, Abbey Lincoln est morte* (RIP) ; comme sur mon site, les vidéos de You Tube déconnent à plein tube et que je ne sais pas réparer, allez voir directement ses collaborations avec Max Roach…

* entre parenthèses, je l’ai annoncé avant le site de Libération.

Tant que nous sommes dans les obsèques
et le chenil…

il y a quelques mois,
le chien* le plus laid du monde est mort à 17 ans

* c’était une chienne

Et tant que nous sommes dans le chenil
(et la mélanine),
rappelons que les chiens
c’est comme les chrétiens,

il y a ceux qui sont gentils,

et ceux qui le sont moins

15/08

C’est un peu ça…

14/08

ILS SONT VENUS, ILS SONT TOUS LA

(il y en a même qui se planquent à droite de l’écran)

Christine Angot aurait annoncé en public son intention de ne plus écrire !

Philippe Sollers est gâteux dans un genre particulier, le genre suffisant.

Et l’I Jobs descendu de Ia montagne brandit les tables de l’I Loi
à l’I secte rassemblée pour l’occasion.
Leurs âmes furent consolées et leurs cœurs satisfaits

13/08

JE NE VEUX PLUS UN SEUL JUIF ETRANGER EN FRANCE

Pierre Laval

Repeignez votre intelligence

BLONDE ON BLONDE

Pour une fois qu’une Blanche* vaut mieux qu’une Noire

* Dolly (qui en est l’auteur) la chante facile, Whitney la surchante,
sans compter que Dolly venait de rompre
(d’où, peut-être, les yeux gonflés)
avec l’arbre de Noël qui l’accueille dans son show
(Porter « Pento »  Wagoner, qui lui foutait un peu sur la gueule à l’occasion),
pour l’émotion, ça aide…


Je suis en train de me livrer à mon occupation préférée (trier des vieux journaux) et je suis tombé sur le Journal du dimanche du 25 avril dernier ; j’ignorais donc, jusqu’à présent, que Marie-Laure Delorme avait tenu à me souhaiter mon anniversaire en soignant particulièrement le style inimitable de sa chronique hebdomadaire, je n’avais donc pu l’en remercier. C’est chose faite
Quelques exemples tout de même pour avoir une idée du cadeau et de son prix : « la tristesse de les voir grandir, leurs deux filles, enfermées dans un monde clos » (j’te dis pas la tristesse si elles avaient été enfermées dans un monde « ouvert ») ; « la jolie Kim Larsen disparaît en 2005, l’été heureux de ses dix-huit ans, dans sa voiture retrouvée plus tard, vide » (c’est vrai que si on l’avait  retrouvée « pleine », Kim Larsen n’aurait, peut-être, pas disparu) ; « La confiance est à la fois leur amie et leur ennemie. Ils soufflent dessus tantôt pour l’étreindre, tantôt pour l’éteindre » (Ah ! souffler sur la confiance, il n’y a rien de plus passionnant, que ce soit pour l’éteindre ou pour l’étreindre, quand je m’emmerde, je souffle comme dans le sketch de Fernand Raynaud !) ; « Chanson pour l’absente (c’est le titre du livre chroniqué) tient tout du long par un faible battement de cœur (ça donne envie de masser l’ouvrage avant de le passer au défibrillateur pour lui éviter l’infarctus) ; quant à l’Amérique, « elle veut embrasser l’avenir mais va embraser le passé » (God bless America !) ; pour ce qui est du style de l’auteur (Stewart O’Nan), il est « transparent », ce qui ne l’empêche pas, comme il se doit, de « faire sens » ; « ses phrases s’attardent longuement, bien au-delà des heures ouvrables, dans les allées désertées par les va-et-vient » (il faut imaginer le spectacle) ; Stewart O’Nan « suit les uns et les autres à la loupe de son stylo », il les « observe, déposés au creux de nos mains » (les uns et les autres en redemandent).
Merci Marie-Laure et encore bravo !

Valet tournant ne se refuse pas

12/08

Je suis bien d’accord,

mais des fois… c’est dur !

ZIM ! BOUM ! BOUM !

Ringo est de retour en studio

11/08

WHY
?

WHO
?

Mystère ? Mystère ?
Vous avez dit mystère…
Comme c’est étrange !

S’il faut en croire ce site : http://shareyourwifewithus.tumblr.com/  (l’un parmi tant d’autres où l’on croit voir, sinon comprendre, quelque chose alors que l’on ne voit rien puisque l’on ne peut rien y comprendre), la femme des uns et des autres est une grosse salope hypertrophiée de la mamelle.
D’après mes observations personnelles, cela me semble pour le moins exagéré.
Je ne suis pas très amateur (et je l’espère pas trop pratiquant) de ces phrases paradoxales qui cachent une profonde vacuité sous une apparente profondeur, mais au sujet de la pornographie, j’en commettrai une : « Ce qu’il y a de mystérieux en elle (la pornographie), c’est son absence totale de mystère* »… ce qui rend, d’ailleurs, les images pornographiques inutilisables en dehors de leur unique utilité (se branler, je suppose).
Le peu d’intelligence que je me trouve en ce domaine donne, je le crains, raison à mon/ma correspondant(e) anonyme qui (m’) écrivait : « Le cul, c’est pas votre truc** ».

* on dirait du Quignard
** en dehors d’une pratique ménagère, régulière et roborative

J’AI CRU VOIR UN GROS MALIN

Ce n’est pas le Van Gogh que la critique nous vante et que le marché nous vend,
mais enfin… comme illustrateur*, il n’était pas si mauvais non plus

* imaginez l’effet produit en couverture de livre, par exemple

Marilyn se débranche

Cela ne surprend personne que l’on parle de téléphones « intelligents ». Il est vrai qu’à partir du moment où l’on ne parle pas de l’intelligence de ceux qui s’en servent, je n’ai rien contre cette nouvelle soumission de la grammaire à la technique…

Maintenant qu’ils ont fait leurs besoins dans leurs caisses,
les écrivains de la rentrée aimeraient bien faire un petit tour

10/08

et un peu peur par la même occasion…

Côté protéines animales,
le docteur Dukan
pousse le bouchon un peu loin

Dans dix ans, de jolies jeunes filles viendront m’interviewer sur ma vie, mon œuvre. Je serai discrètement parfumé à l’urine, elles feront semblant de ne pas s’en apercevoir. La perspective m’enchante.

A l’extrême gauche, on reconnaît la petite-fille de Raquel Welch.
Celle d’Edy Williams est l’avant-dernière,
les deux autres étant Peggy Jacobsen et Siv Aberg

09/08


A mes yeux,
ça vaut le futur Goncourt, facile !

Reçu l’exemplaire* n° 11/100 dédicacé

Many thanks to Philippe Billé
 http://journaldoc.canalblog.com/

*si j’avais gardé celles de D (ce dont j’ai eu l’idée, heureusement jamais réalisée),
j’aurais pu publier l’équivalent de l’Encyclopædia universalis

Il serait question que la Mairie de Paris (sous l’impulsion de Christophe Girard) accroche à sa façade une banderole où l’on pourrait lire: « Libérez Liliane Bettencourt ».
Je souscris à l’initiative, je l’applaudis des deux mains, je trépigne d’impatience de la voir réalisée.

Les Manson’s vous saluent bien

Ne perdons pas de vue que le projet de Daniel Burne au Palais-Royal a été accepté (entre autres) parce qu’il interdisait le stationnement dans la Cour d’honneur, d’où sa ressemblance avec une forêt de colonnes rappelant les bornes anti-stationnement des zones piétonnes.
La pièce serait plus amusante (mais Meyer n’est pas un marrant et son acolyte Bouchiain, pas davantage) et la symbolique plus claire si, comme les bornes anti-stationnement, les colonnes montaient et descendaient ; pour faire « artiste », elles le feraient suivant un rythme aléatoire.

L’ensemble du personnel de la DAP part en vacances
(Chantal est au premier plan)

08/08

On ne donne qu’aux riches, on ne prête qu’aux pauvres. C’est le principe du crédit (et le problème) !

Je ne suis pas très regardant, je sais bien que « l’auteur est mort », que « Je est un autre », que « la propriété c’est le vol », que « Les idées se défilent, le sens des mots est giratoire. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique. Il serre de près la phrase d’un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse par une idée faussée » (Présence Panchounette in La Société du décor, éditions Eric Fabre, 1980) et tout le tralala, mais il m’arrive (pas longtemps) de trouver que ceux qui m’empruntent quelque chose ne sont pas très polis (pour le contre-don, je peux toujours me brosser) et mon petit doigt me dit que, si je procédais de même envers ce qu’ils considèrent comme étant leur « propriété » exclusive (bien à l’abri de leurs digicodes), ils auraient tôt fait de brailler « Au voleur ! »
Dernier exemple en date : une sans doute formidable exposition d’artistes plutôt assez proches de Présence Panchounette (dont un certain nombre même pourraient me dire « Merci, patron ! »), réunis par Stéphane Corréard (qui me connaît un peu), s’est tenue à la galerie Gabrielle Maubrie du 29 mai au 10 juillet sous le titre : « Le beau est un moment du laid » (détournement* dont je suis l’auteur d’une phrase dont je ne le suis pas).
Mouais…

*Yves Michaud a dû procéder de même lorsqu’il a titré l’un de ses livres : « L’art à l’état gazeux »,
j’avais pour ma part (dans une interview pour Art Press, je crois), parlé du fait que le social était désormais à l’état gazeux…

Tant que nous en sommes au réveil du vieux con qui sommeille en moi, je trouve étrange (notre travail s’étant souvent vu réduit à cela) qu’aucune pièce de Présence Panchounette ne figure dans Seconde main au Musée d’art moderne de la ville de Paris ; je ne l’ai pas vue, mais soi-disant qu’elle s’intéresse aux copies, aux pastiches et aux remakes !
Re-mouais…
 
Pour ce qui est de la littérature : en 2010, on a beaucoup parlé d’Egobody de Robert Redeker alors que l’on n’avait rien dit d’Hyperman en 2006, ce n’est pas grave personne n’a dû lire l’un plutôt que l’autre ; je signale tout de même (on ne sait jamais !) et à toutes fins utiles que l’un est bien meilleur que l’autre.
Tant que j’y suis, j’ai beaucoup entendu parler du ParK (éditions Allia) de Bruce Bégout (il a la carte), dans le même Hyperman, on peut lire en dernière page :

Encore une fois ce sera la politique qui décidera de notre vie quotidienne, selon que nous vivrons en « démoucratie » ou en « démocrature », la liberté relative prendra le pas sur le contrôle absolu, à moins que ce ne soit l’inverse ; le monde où nous vivrons ressemblera vaguement à Disneyland ou bien à Auschwitz.
Un Disneyland gore, un Auschwitz fun.
Une émulsion des deux.
Une sorte de Futuroscope.
L’important étant que nous ne puissions pas en sortir.
Même en rêve.

Il y en a qui ne verront pas le rapport…

Ceci n’est pas un Xavier Veilhan

J’ai trouvé plus mauvais batteur que Ringo… Yoko* !

* et en plus, l’Ono « chante »

Le conseil d’Anne Garreta

Photo Henri Cartier-Bresson

« Eviter dans la mesure du possible d’être jugé(e) par le peuple »
(surtout si David Bowie vous a piqué vos Ray-Ban)

07/08

ENFIN !

Gourcuff et Ribéry se sont réconciliés

C’EST LA CRISE

Sylvie Fleury réduit les frais

Joseph Kosuth range les gaules

06/08

D’après ses propres dires, Laura Smet aurait fait sa crise de la quarantaine à vingt ans, dans ces conditions, on peut craindre qu’elle fasse une ménopause précoce.

D’après une étude publiée dans Archives of Pediatric and Adolescent Medecine, les adolescents dépendants à Internet sont deux fois et demie plus susceptibles d’être dépressifs que ceux qui ne le sont pas ; à moins, c’est une hypothèse personnelle, que les adolescents dépressifs utilisent Internet deux fois et demie plus que ceux qui ne le sont pas.

Un certain Ruwen Ogier (directeur de recherche en philosophie morale au CNRS) fait l’âne pour avoir du son en se demandant « pourquoi on a le droit de donner son corps mais pas de le vendre ? ». Sans rentrer dans les détails de son « raisonnement » à ces propos, je ferai remarquer à notre adepte d’une « éthique minimale » que quantités d’individus autres que les directeurs de recherche en philosophie morale au CNRS vendent leur force de travail, c’est à dire plus ou moins leur corps (puisque comparés à Ruwen Ogier ils n’ont pas beaucoup d’âme à proposer sur le marché).

Dans un vieux numéro (759) des Inénarrables, rubrique Politique/Idées (sic), même page (24), à gauche : « Actualité de Rosa Luxemburg » (l’héritage de Rosa Luxemburg reste profondément moderne), à droite : « De Gaulle bouffé aux mythes » (deGaulle n’intéresse plus les Français). Je fais comme Sorin : je pouffe !

Jean Nouvel à propos du futur siège des laboratoires Roche sur l’île Seguin :  » Cette « non-tour* » se veut un prétexte à inventer des terrasses et des horizons fictifs** pour instaurer une interférence et un dialogue inédit avec la nature environnante »

* qui compte tout de même quelques dizaines d’étages
** il y en aurait donc qui ne le seraient pas

Dominique Perrault a reçu le Grand Prix de l’architecture française dans le monde 2010 pour l’université féminine Ewha de Séoul, un « bâtiment minimaliste semi-enterré ». S’il l’avait enterré complétement, l’architecture ne s’en serait pas porté plus mal.

Stal bulb

D’après Jean Birnbaum in Le Monde 2, Badiou et Finkielkraut dialogueraient dans L’Explication (Editions Lignes), j’ai surtout l’impression que les ci-devants Alain sont spécialistes du monologue. En tous les cas, ils sont d’accord sur un point : « Nous sommes opposés à une certaine descendance libertaire », je ne sais pas pourquoi, mais je m’en doutais !

Mickey promène une paire d’Alain

C’est pas pour elle

C’est pour lui

05 août

La chevauchée des daïquiris.

Dans le numéro de juillet du New Yorker, un article de huit pages sur Shane Mosley (boxeur de son état). Peut-on imaginer un article de cette importance sur un sportif quelconque dans une revue* de la principauté ?

*il est vrai qu’il n’existe aucune revue de ce genre en principauté
(sans doute écrit trop petit pour les personnes âgées représentant l’essentiel de la population sachant encore lire)

Marie Darrieusecq jamais ne remplacera Joyce Carol Oates

Je profite des dernières améliorations de mon site initiées par mon webmestre et néanmoins fils aîné, Nathanaël (many thanks to) pour dire, à l’avance, deux mots sur l’événement MAJUSCULE de la rentrée littéraire prochaine : la parution du prochain livre de Michel Houellebecq, et renvoyer à l’entretien avec Raphaël Sorin publié dans Ring (ça me dit quelque chose…) qui m’a rappelé l’imminence de cet évènement considérable, .
J’ai été parmi les rares lecteurs d’Extension du domaine de la lutte, le premier livre de Michel Houellebecq (le meilleur, sinon le seul avec Rester vivant) publié par Maurice Nadeau, je l’ai lu avec enthousiasme, je l’ai prêté à beaucoup de monde pour finalement me le faire piquer (par Tonino Benacquista, je crois me souvenir) ; j’ai eu, ensuite, les pires préventions envers les livres suivants, le gros problème étant que, désormais, ils étaient publiés (par Raphaël Sorin en l’occurrence) comme l’on dit d’un disque qu’il est produit, et que le style de Houellebecq (pas brillant, mais singulier) était désormais ignoré pour lui permettre d’accéder au succès envers le plus grand nombre. La réussite ne s’est pas faite attendre (alors que Plateforme, les Particules élémentaires et la Possiblité d’une île sont trois textes particulièrement lourdingues et filandreux sans aucune des qualités attendues d’un roman, obtenus en vulgarisant les trouvailles d’Extension du domaine de la lutte, en les transformant en procédés digestibles par les estomacs les plus fragiles), elle pointe plusieurs choses : la difficulté de Raphaël Sorin à découvrir un texte seul jointe à son talent pour repérer ce qui a été découvert par d’autres, l’intelligence tactique de Michel Houellebecq, mais surtout, l’obligation faite aujourd’hui à un auteur de faire l’impasse sur toute recherche formelle s’il veut atteindre la reconnaissance publique (s’il y a une chose que le public ne supporte pas, c’est le style) en privilégiant un « fond » susceptible de donner lieu à un débat de style télévisuel : le clonage, la misère sexuelle des cadres inférieurement supérieurs, etc*.
Pour ce qui est de l’histoire littéraire racontée par Sorin, elle n’est pas toujours fausse ni sans intérêt, elle a cependant l’inconvénient d’être racontée par Raphaël Sorin qui a tendance – c’est humain – à se donner le beau rôle tout en faisant l’impasse sur son rôle véritable. http://www.surlering.com/article/article.php/article/entretien-avec-raphael-sorin
Tout ce que je pourrais dire de Sorin en trois mots c’est qu’il fait partie de ceux qui éprouvent une certaine méfiance** à mon égard alors que je ne leur ai donné aucune raison d’en éprouver, cette méfiance ne lui interdisant pas de se vanter de m’avoir découvert*** ni de professer la plus grande admiration pour Présence Panchounette.
Pour ce qui est du prochain Houellebecq, on jugera sur pièces…

* demain, l’art contemporain
** c’est peut-être de la crainte
*** j’ai publié l’un de mes premiers textes dans le dernier numéro de Subjectif

Paul Watson dans le texte
(in Ravages, n° 3, automne 2009)

« Nous n’avons à répondre à aucun gouvernement, aucune société, tradition, culture, ou à aucun être humain. Nous répondons seulement à nos clients – les animaux menacés et leurs défenseurs »

« Nous représentons les baleines, les requins, les tortues de mer, les oiseaux marins, les phoques, les poissons, les invertébrés et le plancton, et nous le faisons dans le contexte d’un monde dominé par une humanité déterminée à la destruction à la fois des espèces marines et de leurs habitants »

« Un cachalot harponné et mourant a épargné ma vie. J’ai regardé son grand œil solitaire et intelligent et ce que j’ai vu alors a changé complétement ma perception de la réalité. En dépit de sa souffrance, alors qu’il coulait doucement sous la surface de la mer inondée de sang, j’ai vu de la compréhension et il m’a fait un cadeau : j’ai vu, au delà des frontières de l’intérêt limité des hommes pour le monde des autres, ces cultures non-humaines et ces nations que nous ignorons et nous massacrons »

« Alors que j’étais là dans un petit canot pneumatique entouré de baleines mourantes et hurlantes, observant la silhouette d’un baleinier devant le soleil, j’ai réalisé que j’étais le témoin du massacre d’une des créatures les plus gentilles, intelligentes, et à la vie sociale complexe sur la terre dans le but de fabriquer des armes de destruction massive d’êtres humains »

« De ce jour, je n’étais plus avec l’humanité pour des raisons que moi seul peut comprendre, remplaçant mon amour pour l’humanité pour un amour plus grand pour la vie, toute la vie, du microscopique aux grandes baleines »

Pour ceux à qui ça ne suffit pas (après tout, peut-être que c’est moi qui déconne…  je tiens seulement à prévenir que, comparé à certains, je suis un féroce démocrate), je conseille de se rendre sur le site de Sea Sheperd : http://www.seashepherd.org/ Ils pourront ainsi apprécier l’idéologique et, pourquoi pas, participer de l’économique en achetant un T-shirt ou deux.

L’amiral pose pour la postérité
(le déguisement n’est pas à vendre)

30/07

Joyeux week-end

Ceux qui vont mourir vous saluent

Entendu sur la radio culturelle de la principauté une jeune musicien révolté qui se plaignait de voir les publicitaires ne pas faire appel à son talent (considérable) pour illustrer leurs propres créations. « Ma musique n’est pas vendeuse, c’est bien dommage ! », s’indignait-il (à juste raison).

Les primo-romanc!ères de la rentrée de janvier 2011
n’ont plus beaucoup de temps devant elles pour mettre la dernière main à leurs chefs d’œuvres

Je parle pas aux cons, ça les instruit !

Dans le Figaro d’hier, une chronique de Luc Ferry intitulée : « L’art contemporain est-il nul* ? ». Connaissant Luc Ferry, on se doute de la réponse. L’art contemporain devrait se féliciter de provoquer encore des réactions faisant croire en son existence, alors qu’il est mort depuis belle lurette (ce qui, bien entendu, ne veut pas dire qu’il n’existe pas).
Dans son envolée finale (Luc Ferry est plus léger que l’air), l’ancien ministre prend l’exemple de la littérature qui est sorti du « nouveau roman » (« équivalent littéraire de la musique atonale et de l’abstraction » à ses yeux, porteurs de lentilles) pour appeler de ses vœux un nouvel art contemporain, oubliant que ce qu’il appelle comme cela, il y en a des hectares carrés dans des centaines de milliers de galeries au travers du monde, plein les couloirs d’hôtels, plein les salles d’attente de dentistes et sans doute plein sa salle à manger.

* et Luc Ferry, il est nul ou pas ? Voilà une question que Jeff Koons ne s’est, sans doute, jamais posé

Michel Onfray est bien d’accord, tout ça c’est des conneries !

Il peut faire le malin avec son T-shirt,

 celui qui s’est fait enculer, c’est lui !

Tant que l’on est entre belges*,

une pensée pour Ferré Grignard

RIP

* il y a de tout en Belgique, des voleurs et des volés

29/07

Le nouvel I Phone
aurait de gros problèmes d’antenne

Reçu ce matin une réclame de la « direction du développement des services bancaires » de l’organisme où je dépose l’intégralité de ma fortune (considérable). Elle m’informe du renforcement de son « dispositif de sécurisation des paiements sur Internet par carte bancaire ». Elle a créé pour cela un « Code sécurité à usage unique », ce « dispositif, (sic) entièrement gratuit » me sera « automatiquement envoyé par SMS » sur mon « téléphone portable ».
Le problème étant que je n’ai pas de téléphone portable. Si je voulais donc consommer sur Internet (ce dont je ne ressens pas le besoin, pour l’instant), il faudrait que je fasse l’acquisition d’un téléphone portable ! A moins que je ne sois obligé d’expliquer mon cas (particulier) à un directeur d’agence aussi futé (mais moins courtois) qu’un distributeur automatique… ce qui ne manquerait pas d’élargir le fossé entre ma personne et le reste de la population*.

— Mais comment… vous n’avez pas de téléphone portable ?
— Ben, non.
— Mais pourquoi ?
— J’en ai pas besoin.
— Mais c’est très utile.
— J’ai un fixe.
— C’est pas pareil ! Le portable, c’est plus pratique.
— Je trouve pas.
— Enfin… tout le monde en a un maintenant…
— Je suis pas tout le monde.
— Vous voyez bien que c’est utile quand même ?
— Pas vraiment.
— Voyez-bien…

ad infinitum

*L’important dans une tribu étant de faire partie du troupeau.

Débranchons-nous, c’est le plaisir des Dieux

Ce qui me déçoit beaucoup (hormis le fait qu’elles ratent constamment leur but) dans les lettres anonymes que je reçois (je commence à en avoir une jolie collection), c’est qu’elles soient signées ; j’aimerais tellement recevoir une vraie lettre anonyme, de préférence dun(e) inconnu(e). Ce serait tellement romanesque.

Pleurons un bon coup, ça soulage

Dominique Voynet au chant
avec Jean-Paul Dubois à la mandoline

We all could use a little mercy now
I know we don’t deserve it
But we need it anyhow
We hang in the balance

Dangle ‘tween hell and hollowed ground
Every single one of us could use some mercy now

Au propre comme au figuré, j’habite sur ces ruines là

« Je suis toujours connectée à mon BlackBerry. Plus j’ai de liberté et d’espace, plus je suis inspirée » (Jade Jagger, créatrice de bijoux et du label Jezebel, qui combine mode, musique et lifestyle in Grazia).
Ce que veulent les maîtres, ce n’est pas la soumission, c’est la soumission ABSOLUE.

Entendu sur la radio culturelle de la principauté : « La question « quand », je ne la traite que chronologiquement ».

Plus j’ai raison, plus j’ai tort.

J.D. Salinger, c’est un peu l’Antoine de Saint Exupéry de là-bas, non ?

Et l’Attrape-cœur  aussi illisible que le Petit Prince

28/07

Non seulement Plastic Bertrand ne chantait pas lui-même, mais

c’était Gérard Depardieu qui dansait à sa place

Si j’étais directeur de casting, je verrais bien Sarkozy en croupier ou en chef-de rang… pas du tout en président de la république.

On est quelquefois agréablement surpris de rencontrer des gens intelligents chez ceux qui font profession de l’être (intelligents), mais il faut avouer que c’est rare.

Et comme si j’avais pas suffisamment d’emmerdes !

En tous les cas, la PQR sera toujours aussi bien rédigée :
quel est le rapport de l’avant-dernier paragraphe avec celui qui le précède ?
(quant à « fâche posture », ce doit être une expression locale)

LES BLAGUES DE L’ETE
(à propos de chèvres)

Blague de cinoche : « Elle était tellement bête que, pour avoir le rôle, elle a couché avec le scénariste ».

Blague de jazz : « A la fin des années soixante, dans un bureau de poste de New York arrive une lettre adressée au : « Plus Grand Batteur du Monde » sans aucune autre indication. Le facteur sait où habite Max Roach, il dépose la lettre dans sa boîte à lettres. Max Roach la trouve, il ne l’ouvre pas, pense que c’est une erreur et l’envoie à Gene Krupa. Gene Krupa la trouve, il la regarde, pense que c’est une erreur et l’envoie à Buddy Rich. Buddy Rich la reçoit, n’en peut plus de joie, ouvre la lettre et lit : « Cher Ringo* » »

* le pauvre garçon n’était même pas le meilleur batteur… des Beatles, c’est Paul qui garde les fûts dans je ne me souviens plus quel album

Boum !

BADABOUM !

Pour changer des jeunes filles noires,

un suédois qui chante le Portugal

Chez les voisins d’à côté

Ces temps derniers,
José Tomas s’étonne du trapio des bestiaux qu’on lui propose

                                                                                        Photo Jean Pigozzi (le collectionneur d’art contemporain africain)

Carla n’arrête pas de rencontrer des gens sympas dans des soirées sympas,
elle ne changerait pas sa vie pour une principauté

27/07

LES PROVERBES DE MISS M

Bien vivre et laisser flotter*

* en d’autre termes, faire la planche…

EN VERITE, JE VOUS LE DIS,

Le livre papier ne mourra jamais

EN CES TEMPS-LA, MES FRERES,

LES JEUNES FILLES NOIRES PORTAIENT DES PERRUQUES

QUELQUEFOIS, ÇA TOURNAIT MAL,

MAIS ON NE LEUR EN VOULAIT PAS,
ELLES AVAIENT DE SI JOLIS NICHONS

26/07

AUJOURD’HUI, RIEN QUE DU FIN* !

* pour changer

« La femme des amis, c’est sacré… faut qu’elle y passe ! » Je suis bien d’accord, encore faut-il qu’elle vous plaise…

LES PROVERBES DE MISS M

S’entendre comme chien et chatte

EN CES TEMPS LA, MES FRERES,

                                                                                  Juliet* by Man « Roméo » Ray

LES ARTISTES AVAIENT DE BELLES FEMMES

* elle ressemble à la femme du boulanger

AU FAIT…

il était pas un peu gay le Clint* ?

* dans les milieux autorisés, on l’aurait appelé « le Clintoris »

EN CES TEMPS LA, MES FRERES

FALLAIT ASSURER SI L’ON VOULAIT TOUCHER LE PACTOLE*

(Porfirio Rubirosa, « diplomate » & Doris Duke, héritière)

* le moulin à poivre le plus balèze de l’une de ses conquêtes avait pour (sur)nom : « le Rubirosa »,
et tout le monde se fendait la gueule quand l’une des invitées demandait qu’on lui passe le « Rubirosa »

24/07

JE SAIS BIEN QUE L’ON NE TIRE PAS SUR LES AMBULANCES,
MAIS RAPPELONS-NOUS QUE CE TYPE A FAIT CHIER TOUTE UNE GENERATION,
ALORS ON NE VA PAS SE GÊNER NON PLUS

L’été, Daniel Buren,
« figure tutélaire de la scène de l’art contemporain international »,
dessine des pergolas dans le Midi
C’est joli
(et encore… ça dépend des goûts)

DES NOUVELLES DE MA COPINE LINDSAY 

plus distinguée que Marilyn et plus pudique*,
(sans compter qu’elle y ressemble drôlement)

* elle a gardé sa culotte

23/07

ON NE PEUT PAS TOUT AVOIR

LE GROS PROBLEME DE FRANÇOIS-MARIE BANIER,
C’EST QUE,
EN NOIR

OU EN COULEUR,

EN PHOTO
COMME  EN PEINTURE,
C’EST UN ARTISTE DE MERDE.

EN CES TEMPS-LA, MES FRERES,
LES JEUNES FILLES NOIRES VOULAIENT DANSER DANS LA RUE

ET FOUTRE LE SOUK CHEZ GENERAL MOTORS

QUELQUEFOIS, ÇA TOURNAIT MAL,

MAIS ON LEUR EN VOULAIT PAS,
ELLES REMUAIENT
TELLEMENT BIEN
LEUR POPOTIN

22/07

Les deux frangines

En seconde, on les trouvait jolies, mais on ne pensait pas qu’elles feraient du cinéma
(on trouvait qu’elles n’avaient pas assez de nichons*)

* on préférait Martine Carol,

elle était vieille et elle avait l’air malheureuse

CONNASSE !

L’assistante de Soulages
(formée chez Zao Wou Ki)
a encore merdé deux toiles
(25 mètres carrés chacune, 25 patates foutues en l’air !)

EN CES TEMPS-LA, MES FRERES,

ON POSAIT DES JEUNES FILLES NOIRES SUR DES SOCLES,
ET ELLES CHANTAIENT

L’entre est devenu le centre.

MAISONS & JARDINS

Ceci est une pergola imaginée par Daniel Buren
pour l’Espace de l’art concret à Mouans-Sartoux,
mais ce n’est pas une pergola ordinaire.
Pourquoi ?
Elle « modifie la perception que l’on a du lieu »
(contrairement à une pergola ordinaire),
lorsqu’on l’utilise, « la sensation que l’on est en mouvement nous envahit »
(contrairement à une pergola ordinaire),

 parce que, fondamentalement, la pergola de Daniel Buren demeure « un dispositif à expérimenter »
(contrairement à une pergola ordinaire),
« une œuvre qui d’abord s’impose dans le paysage »
(contrairement à une pergola ordinaire),

puis « s’y fond et « travaille » avec celui-ci pour procurer à celui qui y passe, une sensation inédite »
(contrairement à une pergola ordinaire).

 C’est joli… aussi bête que joli
(contrairement à une pergola ordinaire).

21/07

Des fois on trouve un truc que l’on croyait rare, tout content, on l’achète et le lendemain, on tombe sur le même bidule ; c’est le moment où il faut prendre une décision : soit on commence une collection, soit on arrête les frais.
Pour le reste, c’est pareil ! Soit c’est l’œil qui s’exerce, soit c’est le hasard, quoique… le hasard a souvent bon dos en ces occasions !
Cet après-midi, je suis allé au Divan (203, rue de la Convention, Paris, XV°) acheter Capharnaüm, une nouvelle revue littéraire (c’est fou la tendance qu’ont les jeunes gens de province à idolâtrer les écrivains que leurs parents ont négligés, ignorés où même méprisés, alors même qu’ils font, évidemment, la même chose avec ceux qu’ils pourraient facilement poser sur le haut de la pile) ; ce faisant, je suis tombé sur une autre revue : Ravages* (Descartes (sic) & Cie)).
Dans le numéro de l’automne 2009, intitulé : « Adieu Bel Animal », entre un article d’Isabelle Sorente (« Prendre le risque de naître coyote ou singe de laboratoire… », C’est ça, cocotte, passe devant !) et un autre de Christophe Anstötz (L’auteur, psychologue cognitif, compare explicitement les capacités intellectuelles des grands primates avec celles des handicapés mentaux. Il trouve les capacités des singes plus développées. Pourquoi alors écarter les grands singes – et partant, les animaux – de la communauté des égaux ? J’ajouterai, pour ma part : pourquoi ne pas accorder le droit de vote aux poulpes qui on récemment démontré qu’ils connaissaient le football mieux que pas mal de spécialistes ? Surtout que, s’il faut en croire, quelques pages plus loin, Frans de Wall (lui aussi « psychologue cognitif »), les macaques préfèrent mourir de faim plutôt que d’électrocuter leurs semblables, ce qui démontre, à l’évidence, la supériorité des macaques sur les juges d’instruction), qui l’on retrouve ? Je te le donne en mille, Emile… Paul Watson !
Les amis des animaux me font PEUR et les « psychologues cognitifs » me font TRES peur.

* pour couronner le tout et pour justifier le titre, sans doute, Hervé DiRosa (on le siffle, il se pointe) s’est fendu de quelques illustrations !

Incognito, Paul Watson achète de la bidoche crue

Et si Andy Warhol n’était pas un si mauvais photographe que ça…

Farah Fawcett ne semblerait pas une beauté datée.
(ce qui est le cas ailleurs, mais pas ici)

AU LIEU DE LA COLLER EN CABANE,

ON FERAIT MIEUX DE LUI INTERDIRE DE CHANTER

Cette querelle du verre à demi-plein ou à demi-vide est absurde, le verre plein est déjà vide.

Finalement, Sophia n’était pas si brune que ça

EN CES TEMPS-LA, MES FRERES,
C’ETAIT DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSAIT

20/07

L’OFFRE EN OVOPRODUITS S’ELARGIT
in L’Hotellerie et la Restauration
(n° 3194 du 16 juillet 2010)

Œufs pochés en alvéoles, brouillés en sachets, durs écalés en seaux, jaunes et blancs en bidons, appareils prêts à l’emploi (pour quiches, tartes, crèmes caramels…) {…} La filière Glon Œufs du groupe Glon offre désormais la gamme la plus large, en restauration hors domicile (RHD), sur le marché des œufs, des ovoproduits frais et surgelés, des préparations à base d’œufs et des « mix secs (préparations en poudre).
La législation nous imposant de casser les œufs individuellement, nous avons investi dans une technique bien spécifique. Selon le besoin, l’œuf est acheminé entier ou le jaune séparé du blanc…
Derniers nés dans la gamme des ovoproduits, les « mix secs », {…} Il s’agit de poudres mélangées qui permettent d’obtenir des sauces béchamel, des omelettes, des meringues sèches ou italiennes, des pâtes à crêpes ou à chichis.
Pour Laurent Le Moing, conseiller culinaire de Glon et restaurateur près de Rennes, les ovoproduits n’ont plus de secrets. Ils font gagner du temps, évitent les problèmes d’hygiène et permettent de mieux gérer son stock. Je pense tout d’abord aux mix secs comme les crêpes ou la béchamel. Vous rajoutez de l’eau et du lait à part égale et le tour est joué {…} Les mousses et les îles flottantes se conservent trois jours grâce à la pasteurisation.

Paul Watson purifie la pureté,
de gré ou de force,
et foire sa béchamel
par la même occasion

Offensive médiatique dans la presse française de Paul Watson, leader de Sea-Sheperd ; résultat (à ma connaissance) : 4 pages dans Technikart (juin) et 4 pages dans Le Point du 24.

Exemple du « rendu émotif » : aux USA, une chaîne de télévision retransmet ses exploits des heures durant, lui-même vient de lui consacrer un article dithyrambique et Frédéric Lewino (le fils du grand Walter, immortel auteur de L’éclat et la blancheur, l’un de mes livres culte) croit judicieux d’avancer dans l’hebdomadaire-polychrome-des-cadres-concernés-par-le-réchauffement-climatique-par-ailleurs-propriétaires-d’un-4X4-diesel : « Sea Sheperd, c’est le degré zéro de la médiatisation » !!!
Olé !
Je connais un peu l’engin pour en avoir fait un personnage de fiction dans l’Hiver indien (Saul Holmes, c’est lui), pour la même raison, je suis assez stupéfait qu’il puisse leurrer à ce point des journalistes qui, a priori, ont les moyens techniques (mais pas intellectuels, semble-t-il) de vérifier ce qu’on leur raconte (il suffit d’aller faire un tour sur le site de Sea Sheperd pour se rendre compte que Paul Watson est un dangereux paranoïaque* et  l’idéologie qu’il véhicule plus que suspecte).
Comme, en l’occurrence, il serait un peu facile de tirer la couverture à moi (« Je vous l’avais bien dit, bande de connards ! »), je recommande la lecture d’Orphelins de Charles D’Ambrosio (Albin Michel), parmi la douzaine de textes qui composent cet (excellent) livre, l’un d’eux s’intitule « Chasse à la baleine », il y est question nommément du même Paul Watson dans la même situation où il est dépeint dans l’Hiver indien (son opposition imbécile à la chasse « imaginée » par les Makahs pour « retrouver leurs racines » définitivement perdues).

« Paul Watson ferait un piètre logicien : c’est avant tout un misanthrope et un sentimental (les deux vont si souvent de pair !), amoureux des baleines et écœuré de ce qu’il appelle « la bassesse » humaine, d’où sa position inébranlable : dans cette chasse, il est du côté de la baleine solitaire et mélancolique, voire un peu poète, qui chante des chants dont on suit l’écho tout le long de la côte, du côté de la baleine intelligente, pacifique, affectueuse, pleine de sagesse et injustement prise en embuscade (par des peuples impies !) alors qu’elle vaque à ses occupations – bref, plus ou moins la baleine irréelle à laquelle je prêtais une âme dans mon enfance. »

« Les militants  purs et durs, les jusqu’au-boutistes du combat pro-baleines aiment à se voir comme des don quichottes, des preux chevaliers, mais le mouvement écologiste dans l’affaire de la chasse à la baleine ne s’est pas illustré par la qualité de la réflexion ni par celle de ses représentants : il a offert un spectacle affligeant, à mes yeux tout au moins. »

« Mais dès qu’il écrit une ligne sur les baleines, Watson semble repris par la paranoïa : dans un étonnant accès de délire christique (Sea Sheperd Log, printemps 1997), il relate sa conversion, son chemin de Damas, son baptême au sang de baleine, et se présente comme un martyr, un prophète et un sauveur. Cet aspect messianique du mouvement, sa pureté supérieure et sacrée sont difficiles à avaler. Il y a quelque chose de théocratique, d’impérial et d’arrogant, raison pour laquelle Watson, comme tant d’autres avant lui, donne l’image d’un homme faillible et d’un réformateur brisé qui cache ses faiblesses humaines derrière une cause pure et immaculée. »

Etc, etc.

Remplaçons « baleine » par « thon rouge » et « journaliste » pas « gobe-lune » et nous ne serons pas très loin de la vérité, suffisamment proches, en tous les cas, pour nous faire décapiter à la pelle à tarte (stérilisée) par les partisans du « bio », surtout si l’on rajoute à la béchamel sans OGM une pointe de Tabasco : « Après tout, si l’on y réfléchit à deux fois, Hitler n’était, peut-être, pas si mauvais que sa réputation ne le laisse entendre, la preuve : il adorait les animaux (surtout son berger allemand), le thon rouge (et les baleines) ».

* ce qui ne signifie pas que les chasseurs de baleine soient des archanges et les pêcheurs de thons touges (pour la plupart sétois) autre chose que des gros cons.

POUR DETENDRE L’ATMOSPHERE

Personne n’est d’accord à ce sujet,
mais Jackie DeShannon, tout de même !

19/07

Bordeaux*, New-York**,
vu de devant ou vu de derrière
(en l’occurrence de derrière),
tout bien considéré,
ça fait une différence

cf le 29/03
** la gazelle à bigoudis n’est pas accoudée à une R 10, mais à une Impala (c’est vrai… ça aide !)

16/07

L’été, un certain nombre de petits malins portent des Panamas, ce qui leur donne l’air particulièrement con ; j’y ai renoncé moi-même, j’avais l’air aussi con qu’eux.

Bingo !

15/07

Tatiana a trouvé sa vocation,
élaborer des dispositifs
(signifiants, de préférence)

DU NOUVEAU DANS L’AFFAIRE

La comptable  n’aurait pas tout dit*

* Elle aurait subi des pressions amicales

De banier percé en tuyaux crevés, les rédactions ne savent plus où donner de la tête

Le juge poursuit ses auditions

Les témoins attendent d’être convoqués

Les fils de tout cela seraient tirés par une mystérieuse officine

Dans ces conditions, il ne faudra pas s’étonner si la police dérape

Pour faire le joint

Nancy & Lee à Las Vegas
chantent une sombre histoire de coup de grisou
devant un parterre de richards.
S’il fallait imaginer l’équivalent en principauté,
il faudrait, toute proportion (et toute révérence) gardée(s), 
que Patricia Kaas & Patrick Bruel
dénoncent les causes de la silicose 
lors d’un congrès du MEDEF

T’es où ?

Même la pyrotechnie n’échappe plus au tapioca bien-pensant, au Trocadéro, hier soir, après un appel aux vertus humanitaires, la bande son* a alterné disco annamite, techno maghrébine, trans slave, house yiddish, etc. Bouillie crétine !
Ouverture : Charles Aznavour, bouquet final : Saga Africa !

* cela ne fait pas si longtemps que les feux d’artifice sont devenus bavards comme le reste, avant le bruit suffisait.

DESORMAIS,
IL FAUDRA SE DECHAUSSER
AVANT DE REFLECHIR

LA PENSEE PUERA LES PIEDS

14/07

AUJOURD’HUI,
ON DEFILE

et l’on décore quelques moutons
(pourvu qu’ils aillent dans la même direction que les autres)

LE MANIERISME DATE DU CLIP ME FATIGUE, MAIS

LA CHANSON EST SI JOLIE,
QUI DONNE (AUJOURD’HUI) ENVIE DE CRIER

VIVE LA FRANCE ET LE FRANÇAIS

Nous vivons une époque où la bêtise se sent obligée de s’exprimer avec les mots de l’intelligence qui traînent partout et qu’elle ne comprend, évidemment, pas ; d’où la difficulté, quelquefois, de distinguer un imbécile de celui qui ne l’est pas. On peut dire mieux : aujourd’hui, la bêtise avance travestie en son contraire.

ENCORE HEUREUX

ce soir on dansera

13/07

IL FAUT SE REJOUIR DE TOUTE LIBERATION
SANS OUBLIER POUR AUTANT DE PREFERER L’ORIGINAL A LA COPIE
(QUAND L’ORIGINAL EST MEILLEUR, CE QUI EST LE CAS, SANS DISCUSSION POSSIBLE)

Emmanuelle, qui ?

William Gallas (joueur de football), interviewé dans les Inrockuptibles à propos des aventures de l’équipe de la principauté en Afrique du Sud.
A propos des relations de l’équipe et de son « coach » : « Il y a vraiment eu un problème de communication ».
Bien.
A propos des relations au sein de l’équipe : « Il y avait une très bonne ambiance. Certains jouaient aux dés, d’autres à la PlayStation ».
Je comprends plus rien.

CE DEBUT DE SEMAINE,
RANDY EST D’ACTUALITE

On ne saurait mieux dire…

12/07

LES VIKINGS DEBARQUENT
ÇA VA SAIGNER !

Palin ne plaisante pas, et ses copains non plus

IL PLEUT

IL CHANTE

(une bonne chanson, c’est pas grand chose, presque rien… trois notes pas plus)

A la fin des années 50, le dimanche matin, on jouait au foot devant l’église avec une balle à la con.

Various media

10/07

CE WEEK-END,
ON FAIT FEU
SUR LES OURS SAVANTS
DE LA
SOCIAL-DEMOCRATIE

PAN !

09/07

Lindsay Lohan : trois mois ferme, et aucune bonne conscience occidentale pour protester, si ce n’est la mienne !

Après s’être fait poser des implants mammaires,
Bernadette Devlin fait son come-back

Publicité pour l’I Pad sur les abribus : une page de livre qu’un index feuillette négligemment. Surprenant pour un appareil fait pour TOUT sauf pour la lecture, conçu par quelqu’un qui a fait le pari que, dans vingt ans, plus personne ne lirait.
Je m’approche (je suis myope).
Que lit l’acheteur virtuel (la cible en terme commercial) d’I Pad  ?
Artaud (Antonin) ?
Bataille (Georges) ?
Calet (Henri) ?
Faulkner (William) ?
Mallarmé (Stéphane) ?
Vialatte (Alexandre) ?
Non.
L’acheteur virtuel d’I Pad lit… Katherine Pancol !
Et bien, voilà !
Nous reviendrons sur tout cela que pas grand monde ne prend dans le sens où il faut le prendre (à l’envers).

In Le Monde des Livres, un article « Force de dissuasion littéraire » signé Florence Noiville à propos de la Fondation pour l’interculturalité et la paix (FIP ?) fondée par J.M.G. Le Clézio, basée sur l’île Maurice et soutenue par les Nations Unies. La doxa contemporaine parfumée à la moraline qui veut transformer la planète en club de vacances en dégouline tant et plus, mais là où je ne comprends pas tout à fait la cohérence du propos, c’est lorsqu’il est fait l’éloge de ce paradis perdu dans l’océan Indien (On imagine le bon sauvage fortement membré jouant avec un dauphin gay dans une eau à 37° !) qui compte : « cent ans d’avance sur les sociétés continentales en matière de rencontre interethnique et religieuse » pour quelques lignes plus bas et à propos d’émeutes y ayant eu lieu apprendre que : « la poudrière peut détoner à tout instant ».
Ce que l’on nous a vendu comme un paradis sur terre ne semble donc pas à l’abri des convulsions ordinaires qui parcourent le corps social de nos sociétés continentales ; est-ce parce que la fusion interethnique et religieuse est encore insuffisante ou bien cette fusion n’est-elle, en réalité, garante d’aucune paix sociale ? Il ne faudra pas trop compter sur Tatave Nobel (anagramme de belon) pour nous apporter la réponse.

08/07

Allez, Christian, sans rancune,
j’t’offre le coupe-cigare !

Le grand avantage de la concertation, c’est que le plus con (par ailleurs, totalement opposé à toute concertation, surtout en ce qui concerne ses préjugés et ses a priori) a toutes les chances de voir triompher ses arguments.

Ce Jean-François Ruffin (un peu Goncourt, un peu barbouze), si on l’écoute, il est neige comme blanc…

07/07

Bruce Bégout (Universitaire à Guérinville) écrit : « La forme des villes futures, c’est un camp de réfugiés dessiné par Jean Nouvel », j’ajouterai : un camp de réfugiés dessiné par Jean Nouvel dans lequel on programme des évènements culturels comme Evento dont Bruce Bégout était commissaire.

CANICULE

LE PEUPLE DES AUTRUCHES
A TROUVE SES MOISES

Attali analyse

Minc préconise

Sorman vulgarise

Debray divinise pour mieux régner

LA PRINCIPAUTE EST SAUVEE

Dans Télérama (spécial anniversaire), Philippe Starck prophétise : « Peut-être deviendrons-nous une note de musique ». C’est ça Philippe, et toi un pet !

Leccia a remis ça

06/07

J’ai cru un moment que la principauté avait organisé tous ces évènements pour fêter notre retour, mais il semblerait que non.

Une du Figaro du 05/07 : « Démission surprise de Blanc et Joyandet ».
Au-dessous : Lagarde veut conjuguer rigueur et relance »
Au-dessus : « Avoir un animal aide à lutter contre l’hypertension ».
On se croirait dans un autre monde…

Hurlements devant le lycée La Fontaine : concert surprise de Tokyo Hôtel ? Non. Résultats du bac !

Un kiosque fermé (les vacances), les unes des journaux d’avant dont celle de So Foot : « Eric Abidal : Je ne vais pas à la Coupe du Monde pour faire le ridicule ».

Trouvé sur Susauvieuxmonde

Croisé une demi-douzaine de sourds-muets s’intimant de fermer leur gueule, ils faisaient un boucan épouvantable et je comprenais tout ce qu’ils disaient.

Au Monde des Livres,
on ne voit aucune tendance se dégager pour la rentrée

COLLECTION D’AUTOMNE*

Antonia Kerr. Chemise THE KOOPLES. Veston SMALTO BY YOUN CHONG BAK. Nœud papillon H&M
Eric Pessan. Costume HUGO BOSS. Chemise, nœud papillon & chapeau PAUL SMITH
Marc Weitzmann. Tee-shirt PETIT BATEAU. Blouson THE KOOPLES. Echarpe SMALTO BY YOUN CHONG BAK
Ann Scott. Robe DIOR
Anne Berest. Débardeur PETIT BATEAU. Teddy SCHOTT. Lunettes VINTAGE
Thomas B. Reverdy. Chemise GLANSHIRT. Veste HUGO BOSS. Lunettes RAY BAN
Maylis de Kérangal. Robe BURBERRY LONDON. Foulards MARCHE DE MONTREUIL
Caroline de Mulder. Chemisier ALEXANDER MCQUEEN. Lingerie H&M. Sac LE TANNEUR. Bibi VINTAGE
Philippe VasseurCaban SMALTOBY YOUN CHONG BAK. Marinière PETIT BATEAU.

* Source : Technikart

Pour y voir plus clair,
Bourmeau est grimpé sur les épaules de Busnel

Lorsque l’on se souvient de la peau d’Andy Warhol, on comprend mieux l’utilisation de la sérigraphie pour ses portraits.

05/07

Eric Fottorino a déclaré récemment : »J’habite dans mes livres ». Il est drôlement mal logé, le gonze !

Il n’est rien de plus épouvantable que les œuvres d’art dont on dit : « C’est pas si mal ! »

Ce n’est, peut-être, pas la peine d’aller chercher midi à quatorze heures à propos des « affaires » qui agitent la principauté, comme le fait Patrick Duhamel* dans Le Point. Pas la peine non plus de convoquer notre culture catholique (c’est vrai : « Tout pour ma gueule et crèvent les pauvres ! », c’est catho** à fond) pour expliquer l’indignation excessive du pékin de base qui s’entasse le matin dans le RER, envers les mauvais acteurs qui nous jouent le vaudeville. C’est le même ressort qui agit ceux qui n’en ont jamais assez en se croyant à l’abri : la vulgarité. La même que celle qu’ils reprochent à la bonne qui s’est trompée en rendant la monnaie et qu’ils ne se gênent pas pour renvoyer sans préavis.
« Raus ! », comme dit Liliane qui sait en quelle langue on doit parler aux domestiques, seraient-ils de TF 1.
« Je montre la fange et vous accusez le miroir » (Stendhal, je crois).

* il est vrai qu’on voit mal Solexine, qui cumule je ne sais combien de couvre-chefs, contrarier les goinfres.
** s’il fallait, à ce propos, convoquer les péchés capitaux, les riches (gourmandise et avarice) l’emporteraient sur les pauvres (envie).
Donc, en bonne logique chrétienne (« Les derniers seront les premiers »), ils perdraient.

Et ma vitole, Blanc-Neige, tu sais où tu vas la prendre ma grosse vitole ?

NOUS SOMMES RENTRES DANS L’HYSTER_MODERNITE

Les libertés s’exaspèrent

La nature reprend ses droits

ON REGRETTE LE POST-MODERNISME

04/07

Barack O fait griller des saucisses

Michel H des guimauves

Claude A s’est fait un plateau-télé

Chantal C prend le thé

C’est les vacances

03/07

Il n’est plus très possible de trouver un Cd aux Etats-Unis (sauf dans les stations-service), mais à Seattle, au début du voyage, j’ai déniché In Spite Of Ourselves de John Prine (64 ans), son album de reprises chanté en duo avec Iris DeMent, Connie Smith, Lucinda Williams, Trisha Yearwood, Melba Montgomery, Emmylou Harris, Dolores Keane, Patty Loveless et Fiona Prine ; nous l’avons écouté en boucle pendant deux mois avec Standard Songs for Average People du même John Prine en duo avec Mac Wiseman (82 ans) et I Am What I Am de Merle Haggard (73 ans).
Il ne faut pas grand-chose à deux vieillards pour être heureux… trois disques chantés par trois vieillards pour 8 000 miles !

One more for the road !

Brigitte, ma buraliste, dit qu’Envy fait pitié.

Je sais que ce n’est pas donné (et mal remboursé par la Sécurité sociale), mais personne ne peut offrir un appareil à Liliane ?

Teresa Cremisi cherche une solution à la crise de l’édition

Moisan, « éditeur de pain » ; le Bon Marché, « éditeur d’esthétisme », il n’y a plus que les éditeurs pour ne plus rien éditer du tout.

Si Pierre Bergé achète Le Monde, nos amis du jury du Prix Vaudeville* (François Armanet, Bayon, Sylvain Bourmeau, François Busnel, Marie-Laure Delorme, Guillaume Durand, Alix Girod de l’Ain, Marc Lambron, Gilles Martin-Chauffier, Fabienne Pascaud, Bertrand de Saint-Vincent et Pierre Vavasseur) n’ont pas de mauvais sang à se faire, leur avenir professionnel est assuré. Ça tombe bien, ils sont tous journalistes**.

* cf le 04 juin.
**sans compter que plusieurs sont des écrivains de la trempe d’Eric Fottorino (ce qui n’est pas peu dire).

Eric « Futur Hinault » sort de conférence de rédaction

02 juillet

Et la rouge et la verte, elles sont distinguées, peut-être ?

Distin… quoi ?
Va fan culo !

LE PLUS BEAU MOT QUE JE CONNAISSE POUR REVENIR

VOLVER

(Freddy Fender con Flaco Jimenez, special guest : Wilie Nelson)